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vendredi 25 avril 2014

Jimmy Fallon Rap


En France, pays en retard de 10 ans sur l'humour nous devons chaque semaine pour les plus courageux qui regardent encore la télévision, nous contenter des vannes de Kev Adams et de Laurent Ruquier sur nos écrans de télé hors de prix. Mais, à l'heure des internet comme disent les beaufs, et vu que nous ne sommes pas pret de voir un tel élan créatif et humoristique en France, libre aux curieux d'explorer Youtube pour voir ce qui ce fait de mieux en matière d'humour.

Ainsi, entre les inévitables parodies de Willaxxx ou Dave Chapelle (lire notre article sur le Hip Hop Comedy Club) c'est bien entendu à travers le Tonight Show de l'excellent Jimmy Fallon (le vrai hein, pas la mauvaise copie du Before de Canal+) que nous avons droit depuis plusieurs années à de nombreux hommages à la culture Hip-Hop; c'est accompagné par Questlove entre autre et tout une bande de musicien et de guest que l'équipe du premier des Obama fan propose chaque semaine une série de petit sketch tournant autour du Rap. En définitive, votre serviteur vous sert sur un plateau un florilège de ce qui ce fait de mieux sur les télés américaines en matière d'humour. Au menu, les incontournables "Rap" du PPDA ricain Brian Williams et bien entendu les divers hommages à la dans en compagnie de Will Smith ou encore Justin Timberlake.







Le meilleur pour la fin

jeudi 24 janvier 2013

Reprise and Sample [Episode 15] Wiz Khalifa sample Chrono Trigger


Avant d’être le chroniqueur favori de ces dames (oui j'y crois encore), je suis avant tout un fan de jeux vidéo. Mon CV parle de lui même : commence sur NES dès 5 ans pour enchaîner sur les cultes SNES, PSX, Dreamcast et tutti quanti. Quelle ne fut pas ma surprise à l'écoute du "Never Been" du sémillant Wiz Khalifa, le tout sur un sample quasi parfait du "Shala's Theme" de Chrono Trigger. (ndlr: ce paragraphe fait très "nerd" je le confesse)

Le tour de force est de faire d'une instru japonaise extrêmement mélancolique, un banger ultra sexy et sonnant admirablement juste. Un pied de nez rafraîchissant produit par Sledgren prouvant que la musique des Jeux vidéos peut servir d'inspiration crédible au processus créatif. Dans tes dents Ariel Wizman.


samedi 4 août 2012

Reprise et Sample [Episode 12] 2Pac sample Prince



CrazySongz vous le savez déjà, aime 2Pac. Musicien particulierement brillant, il avait en plus d'une plume remarquable un excellent sens du son et une musicalité de premier ordre. Ainsi, pour le titre "To Live and Die in L.A" , 2Pac sample avec brio l'intemporelle "Do Me Baby" de la légende vivante (que CrazySongz adule aussi) Prince. Résultat ? Deux titres d'exception pour votre baladeur. Appréciez juste.





vendredi 3 août 2012

Reprise et Sample [Episode 11] G-Unit sample R.Kelly


Le G-Unit vous vous en souvenez ? Mais si, on parle bien du groupe de 50 Cent qui fut auréolé de succès courant 2003. Fort bien entouré à l'époque (Dr Dre, Eminem, Scott Storch, Timbaland etc), le groupe sortait dans la foulée un album intitulé Beg for Mercy d'excellente facture.

Du dit album, nous retrouvons le fameux titre qui nous intéresse aujourd'hui: "I smell Pussy". Diss track, samplant avec maestria le "Greatest Sex" de R.Kelly, nous retiendrons surtout les lyrics au vitriol de 50 Cent contre le regretté Ja Rule.

(ah, il parait que Ja Rule est encore vivant. Au temps pour moi).


samedi 7 juillet 2012

Les meilleurs albums Rap US des années 90 [1991]

Nous nous sommes quittés sur une année 1990 en proie avec le militantisme pro black et les balbutiements de la scène New School de l'époque. Celle ci prenant de plus en plus de place, il est temps pour nous d'évaluer son impact et distinguer le meilleur de l'année 1991.



1991



10
DJ Jazzy Jeff & The Fresh Prince


Avant de devenir l'acteur noir le plus bankable d'Hollywood, Will Smith s'est comme tout le monde le sait, fait connaître en tant que rappeur. Associé au désormais légendaire DJ Jazzy Jeff, notre duo sortait en 1991 l'album Homebase; véritable concentré de bonne humeur et de légèreté, Homebase est l'exemple parfait de la fameuse devise définissant le Rap: "Unity love & Having Fun". Vous n’êtes pas convaincu ? Écoutez le classique "Summertime" vous allez comprendre tout de suite.

mardi 29 mai 2012

Les meilleurs albums Rap US des années 90 [1990]

Nouveau dossier avant les grandes vacances. Un dossier qui comme son nom l'indique propose de revenir sur les meilleurs albums rap des années 90. Chaque semaine, vous retrouverez dans nos pages un classement clair et détaillé des albums Rap marquant de l'année en cours. Sans plus attendre, nous commencerons logiquement par l'année 1990 qui se distingue entre autre par un lien entre New school et Old School. Let's Begin.


1990

10
KRS One - Edutainment

.
Quatrième album du Boogie Down Productions, Edutainment est pour beaucoup l'album ayant donner toute l'ampleur et la stature de "Teacher" de Monsieur KRS One. Lyrics toujours teinté d'érudisme et de militantisme pour la cause noire, Edutainment détonne par la qualité des punchlines du maître. (écouter un extrait)

jeudi 17 mai 2012

B.o.B - Strange Clouds [Chronique]

"Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs".  Sous cette citation de Nicolas Boileau que je compte bien réutilisé à l'envie et à bon escient. Se dévoile finalement l'état d'esprit qui fut le mien après l'écoute de Strange Clouds, nouvel album de l'étoile montante du label Grand Hustle de T.I. Seulement 2 ans après le sympathique The Adventure of Bobby Ray qui l'a élevé au statut de star outre atlantique, c'est avec curiosité que nous découvrons ce nouvel opus. Je vais être franc, en vieux con d'à peine 23 ans (B.o.b et moi avons le même âge) j'ai tout de même un peu de mal avec le virage Rap/Pop que prend une partie du Rap Game. Toutefois, en bon chroniqueur et en étant assez open, je risque toujours avec un plaisir masochiste ma petite santé auditive pour le simple frisson d'une éventuelle surprise. 

Après l'écoute du premier album, qui avait pour particularité de mettre sous fond de sonorité Pop/Dirty South  l'alter ego de l'artiste: Bobby Ray. Quelle serait finalement la formule adoptée sur ce nouveau projet ?

Trêve de suspens. C'est sans une once de prise de risque que B.o.b renoue avec son "fameux/foireux" mélange entre Rap punchy et Pop fast food. Autre petit point qui fait défaut à Strange Clouds c'est la disparition du fameux "double" Bobby Ray qui avait le mérite d'apporter un minimum de relief au précédent opus. Pour aller plus en profondeur, (et Dieu sait qu'on ne va pas creuser longtemps) l'ensemble de l'oeuvre est incroyablement radio friendly dans la mesure où notre protagoniste assure une nouvelle fois la quasi totalité de la production; tout en étant aidé par les producteurs en vogue (Billboard, Dr Luke ou encore Ryan Tedder). Les habitués retrouverons leurs marques tandis que les autres hésite déjà à se faire rembourser par la Fnac.

Cependant, 2 ans après The Adventure of Bobby Ray, il faut reconnaître que B.o.b a véritablement accompli des progrès au micro. Les punchlines sont beaucoup plus percutantes et moins marqué par des cris "gimmick", tandis que sur le plan purement technique l'élocution a gagner en groove en témoigne "Arena" en feat avec T.I. et Chris "Tyson" Brown. Autre petit détail qui fait plaisir: la présence de Morgan Freeman himself  pour l'intro "Bombs Away". Du bon, tout simplement. 

Hélas, le cas B.o.B me rappel assez le cas "Snoop Dogg". Le Snoop Dogg actuel est un rappeur décomplexé qui flirt avec brio avec la Pop ou l'electro. Pleinement à l'aise dans l'exercice, l'auditeur na jamais eu l'impression que l'artiste a le cul entre deux chaise artistiquement. Ce qui est malheureusement le cas pour le nouvel homme fort de Grand Hustle. En effet, comment ne pas se sentir désorienté quand tu passe d'un banger efficace comme le single "Strange Clouds" au relent dubstep (toujours dans la tendance) pour passer à un Rap guimauve sur "So Hard So Breathe". Dur.

Pour conclure, Strange Clouds est un album dans l'air du temps avec tout ce que cela implique: construction manquant de cohérence, featuring douteux à tire larigot, single radio friendly. Pour un résultat qui se veut bâtard et sans saveur. "Chaque âge à ses plaisirs, ses plaisirs son esprit et ses moeurs". Si cela implique un Hip-Hop aseptisé, des rappeurs en jean slim et que le public adhère je conseil chaleureusement l'album au public visé. Etant de la même génération que B.o.B je peux à la limite comprendre cette volonté des "baby rappers" de s'affranchir de certains codes du Hip Hop. Que cela plaise ou pas, l'intention est louable bien qu'elle manque de cohérence. Une chance alors que le Hip-Hop soit autant varié, qu'on se le dise.

dimanche 25 mars 2012

Reprises et Sample en Musique [Episode 8] Disiz sample Outkast

Reprise and Samples is back for your ears. Au menu cette semaine, point de sample mais une grosse inspiration qui fait bien plaisir. Voyez vous, Disiz la peste (ah, faut dire Disiz tout court ?) est un rappeur apprécié dans ses pages. Ainsi, quand ce dernier à la brillante idée de repomp... de s'inspirer de l'intro du 1er album d'Outkast : Atliens. Il en ressort un excellent titre ayant pour thème les filles faciles.

Au départ je peste devant le manque de créativité maladif du Rap français (le refrain est un pompage sans nom...) Puis, une fois la surprise passée. Force est d'admettre qu'il s'agit d'une bonne initiative, dans la mesure ou finalement Disiz se réapproprie l'instru en l'accompagnant d'une thématique en accord avec la mélodie. Nuff Said, just listen.






Bonus

mardi 13 mars 2012

Disiz - Toussa Toussa [Brand New]

Il parait que Disiz refait du Rap ? Excellente nouvelle, le Rock c'est sympa quand ont sait en faire n'est ce pas ? Bref, Lucide le prochain EP de Disiz sort le 26 mars. On va suivre ça de très près et on patiente avec "Toussa Toussa", 1er extrait officiel.

Youssoupha - Noir Désirs [Chronique]

"L'heure de la réconciliation" ?

Je n'aime pas le Rap Français. Ou du moins je peine de plus en plus à me retrouver dans les productions actuelles. Triste constat quand ont sait que ma carrière d'auditeur à commencer avec le Rap français des années 90. La chance d'avoir un grand frère "dans le move" ma donner assez jeune (7 ans environ) ce sens du "son", en appréciant : Assassin, NTM, Secteur A, Solaar, Fabe, Time Bomb, Expression Direkt, Beat 2 Boul ou Ideal J. Pour étendre mon champ musical, j'avais par chance accès à MTV où le fameux: Yo! diffusé bien tard le soir faisait déjà naître des envies de voyages aux pays d'Obama. Bref; entre mon frère, grand lecteur de R.E.R et la véritable énergie qui se manifestait autour du mouvement rap. J'avais l’impression qu'il se passait quelques choses de grand. En définitive toutes ces choses m'ont donner l'occasion d'apprécier pleinement l'apogée du Hip-Hop en France. Alors que le Rap et le Rnb balancait du lourd, la profusion de collectifs et de maxis (il est loin le temps glorieux des cassettes). Début des années 2000 mon avis était tranché: le Rap français avait un niveau équivalent au Rap US.

Puis peu à peu, années après années. Avais je l'impression que l'état d'esprit général du rap mutait devant nos yeux impuissant ? Où ? Comment ? Pourquoi ? Les blocks party étaient toujours aussi nombreuses et bien animées, la volonté de s'en sortir des activistes intact, le matos utilisé en studio était similaire aux grosses maisons US. Pourtant, en regardant mes "Hip Hop heroes" avec recul. Je constatais que quelque chose avait changé. L'egotrip en abondance, les thèmes génériques, les arrangements sans aucune originalité, l'absence de charisme de la nouvelle génération, le bagout transpirant de suffisance et d'étroitesse d'esprit. La grande différence entre les années 90 et notre époque, c'est que l'auditeur avait à sa disposition un son dénué d'aseptisation et de ficelles faites pour plaire aux radios. Ce son  existe encore aujourd'hui, mais la différence c'est qu'il demande dorénavant un travail d'investigation de l'auditeur pour le trouver (internet, boutiques spécialisé, crazysongz etc). Un mal pour un bien, puisque jamais le Hip-Hop na connu autant de diversité. Pourquoi ai je alors l'impression que le rap a garder la forme en perdant le fond ?

"Les temps changent", comme le disait Solaar. En une décennie, j'ai la désagréable impression de causer comme un vieux connard élitiste. Mais non. Bien qu'une part de moi soit clairement blasé devant la pauvreté et le manque flagrant de créativité de la scène française (entre les "Weezy wannabe"et les "50 Cent du 92"). J'écoute toujours avec une oreille curieuse 88.2 pour écouter les soit disant tueries balancées par Pascal Cefran...

En passionné de musique et de nature assez ouverte. C'est dans une période où Lord Finesse, Oasis et Jamiroquai domine la playlist de mon baladeur; que j'écoute sans lassitude le dernier album de Youssoupha. Youssoupha rappeur dont j'aimais la plume mais qui manquait cruellement de mordant en terme de punchlines à mes yeux. Après la polémique avec Eric Zemmour puis l'excellente digitape "En noir et Blanc", dire que son futur opus était fortement attendu par les amateurs est un euphémisme grossier.

Le buzz (qui soit dit en passant est un terme employé depuis des années dans le Rap Game US et bien entendu par toutes les boites de com) eu un effet positif sur ma personne. Je me foutais du Rap français, je me foutais de Youssoupha vs Zemmour pourtant, le buzz et la curiosité aidant (le titre "Menace de mort") j'attendais à mon tour le fameux projet.

Noir Désir, 3ème album de mon compatriote du Zaïre est un album intelligemment construit.  À la différence des deux précédents albums; Youssoupha; toujours sur le label Bomaye; pose ses textes de façons totalement décomplexé le tout couplé à une plume criante de sincérité. L'album commence d'ailleurs sur "l'Amour" qui flirt entre egotrip dosé et beat minimaliste qui monte crescendo petit à petit. L'autoproclamé "meilleur rappeur de France" met la barre haut dès le départ. What's next ?

La suite de l'album est un exemple de maîtrise. Fluide, homogène, varié et surtout cohérent sur plus de 18 tracks. Ce troisième opus est une réussite. On appréciera les quelques prises de risques comme le single "Histoires vraies" en duo avec Corneille, la colère savamment maîtrisée d"Irréversible", l'intimité familiale sur "Les disques de mon père" sur fond de rumba, le dubstep sur "La vie est belle" avec le spokenword de Kery James en fin de piste. Mais n'oublions pas la pépite "Espérance de vie", véritable cri du coeur poignant d'authenticité.

Cette authenticité et cette proximité, Youssoupha l'a depuis ses débuts et nous l'a fait partager depuis des années. Par soucis d'authenticité, le nombre de featuring est faible mais le peu d'invité: Lino/Shurik'n sur le remix de "Poids plume", Taipan sur "B.A.O" et Sam's et S-Pi sur les excellents freestyles "Gestelude 1 et 2 "garantissent une nouvelle fois un résultat final plus que satisfaisant.

Plus haut je me demandais comment et pourquoi le rap français avait tant changé. Je pense que nous manquons d'artistes osant se mettre à nu et  à ouvrir leurs coeur. Nous avons besoin de cette authenticité. Ce désir de dire les choses sans tomber dans la dénonciation et la victimisation. L’intelligence des mots et la conscience de l'impact sur chacun de nous. ND est l'album qui ma rappelé pourquoi j'ai aimé le rap français et pourquoi je ne l'aime plus aujourd'hui. Le constat est pour moi sans appel, Noir désir est un album marquant dans l'histoire du Rap français. Sur le plan de l’introspection pur, sa construction me rappelle fortement "Si c’était à refaire" de Kery James, classique du Rap conscient. Avons nous affaire à un classique avant l'heure ?  À vous d'en juger; cependant il sera très difficile de faire mieux en 2012 soyez en sur.

Avant ce troisième album de Youssoupha, j'étais blasé du Rap français. 18 tracks plus tard j'ai de nouveau de l'espoir. Juste merci.

samedi 31 décembre 2011

Top 10 Rap Album 2011

Entre deux bouteilles de champomy joyeusement vidées. CrazySongz vous propose cette année encore; le traditionnel et incontournable classement des meilleurs albums Rap de l'année 2011. 2011 s'étant particulièrement démarqué par son nombre ahurissant de pétards mouillés. Il fut assez simple de mettre en lumière les albums ayant su remonter le niveau. Voyez par vous même.

10
Jay-Z and Kanye West - Watch The Thrones


Il parait que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Si vous êtes un fidèle lecteur de CrazySongz vous savez déjà que l'album est loin d'avoir fait battre mon coeur d'activiste sur le retour (lire la chronique). Cependant bien que misérable, ce projet commun entre Mr West et Jigga s'avère être la meilleure daube parmi toutes les autres daubes de l'année. Mais que l'on soit clair, ça reste une daube. Vous suivez ? 

9
Saigon - The Greatest Story Never Told


'The Greatest Story Never Told' est sans contestation mon coup de coeur de l'année. Saigon s'est battu bec et ongle pour son bébé qui n'a failli ne jamais voir le jour (lire la chronique) et Dieu sait combien il a eu raison. Ambiance street et savoureusement new yorkaise. Cette neuvième place récompense la passion d'un artiste pour son art.

8
DJ Quik - The Book of David


'The Book of David' est le septième album de la légende du G-Funk DJ Quik. Sur ce nouvel opus, le beatmaker le plus sous estimé de la scène West Coast nous offre un album cohérent et à la musicalité tout simplement exemplaire. Ayant su se renouveler (pour certains se recentrer), Quik signe ici le meilleur Come Back de 2011. Plus d'info ici.

7
Evidence - Cats & Dogs


Autre coup de coeur de l'année, 'Cats and Dogs' d'Evidence. Hip-Hop westcoast sur des sonorités east; le tout imprégné de récits intimistes et riches en enseignement (si si). Sans aucun doute possible, le membre du Dilated People, a marquer 2011 au fer rouge. (lire la chronique)

6
J Rawls - The Hip Hop Affect


What The F***. Il parait que le dernier album de J Rawls 'The Hip-Hop Affect' est complètement passé inaperçu chez les amateur de Rap. Aussitôt j'enfile masque, cape et collant afin de réparer cette infâme injustice. Porteur d'un rap alliant Groove et beats soignés, sauvez donc votre âme meurtri en lisant la chronique de l'album.

5
J. Cole - Cole World: The Story Sideline


Rarement un rookie avait mis si peu de temps à s'imposer dans le game. Rarement un rookie a su montrer autant de maturité dès le premier album. Fraîchement signé sur Roc Nation, le nouveau protégé de Jay-Z signe avec 'The Cole World: The Story Sideline' la preuve irréfutable qu'il faudra désormais compter sur lui à l'avenir.

4
Common - The Dreamer/The Believer


Une quatrième place qui fera sûrement jaser mais qui est à mon sens pleinement méritée. Avec 'The Dreamer/The Believer', Common accompagné de No I.D à la prod nous offre un retour aux sources vers le son de Chi-Town. Dans la continuité de Finding Forever ont se plaît à retrouver le Common des débuts. Avec les crocs, et l'envie de prouver qu'il est meilleur que 80% des rappeurs du moment. Avec du Sense en gros. (Lire la chronique)

3
The Roots - Undun


The Roots c'est un peu le papy que tu aime aller voir le dimanche. En terrain connu, ont sait déjà qu'on aura droit à des histoires simples aux premiers abords, mais qui sont dans le fond d'une infime sagesse. Certes, avec 'Undun' la formule reste la même. Mais le storytelling tel qu'il est présenté dans son concept est d'une telle intensité, qu'il m'est difficile d'imaginer une autre place dans ce classement. (Lire la chronique)

2
Shabazz Palaces - Back Up


Sur la deuxième place du podium, l'excellent Back Up du collectif de seatlle: Shabazz Palaces.  Si dès les premières notes Back Up est un album déroutant aux premiers abords, ce premier essai trouve toute sa saveur dans le choix pertinent des sonorités. Au niveau des textes, l'ensemble est à ma grande surprise assez militant ce qui n'est jamais de trop pour notre industrie si frivole.

1
Kendrick Lamar - Section 80


Trêve de suspens, le meilleur album de l'année 2011 nous vient de Californie. Avec Section 80, Kendrick Lamar révolutionne le son Westcoast. Alliant la soul, le jazz, le funk et le blues; Lamar en sort un son tout neuf. Le tout appuyé par des textes aux punchlines assassines. Si il y avait bien un album à ne pas manquer cette année c'est bien celui ci. Ou alors vous n'aimez pas le rap, fallait le dire tout de suite.


Ont fait le bilan calmement

Je ne vous le cache pas, en 2011 j'ai eu du mal à trouver mon bonheur dans les sorties proposées par la scène US. Néanmoins, certains albums manquant à ce classement valent le détour: l'excellent Charity Start Home de Phonte ou le Pledge de Killer Mike. Cependant, 2011 fut avant tout une année de transition. Et si beaucoup d'anciens comme Kool G Rap ou DJ Quik ont fait des retours triomphant, beaucoup d'entre eux ont eu du mal à faire l'unanimité (Common, The Roots). Chose encore impensable il y'a 5 ans. De l'autre coté nous avons les jeunes loups du Rap Game qui ont les crocs et ils sont bien décidé à mettre quelques vieux à la retraite. Ce classement en est la preuve, la relève est déjà là et s'installe confortablement. La suite (et la fin, lulz) en 2012.


J'en profite bien entendu pour vous souhaitez à tous et à toutes d'excellente fête de fin d'année. Ceci dit, Take Care et n'oubliez pas de suivre la page Facebook et Twitter de CrazySongz.

jeudi 29 décembre 2011

Common - The Dreamer, The Believer [Chronique]

Après un Finding Forever qui a dans sa grande majorité déçu les fans de la première heure. Common fait un retour tonitruant avec The Dreamer, The Believer.

Attendu au tournant suite au très discutable Universal Mind Control, ce neuvième opus marque surtout le retour de No I.D. qui produit ici la totalité de l'album. Comme deux ex se croisant par hasard dans les rues de Montmartre (sur le projet Cocaine 80); notre duo a décidé de remettre le couvert pour le plus grand bonheur des fans. Mais pour quel résultat au final ?

Dans la continuité assumée de Finding Forever. The Dreamer, The Believer voit Common laisser place à Common Sense au fil de l'album. Sous l'impulsion des productions magiques de No I.D, Lonnie Rashid Lynn de son vrai nom sort de sa panoplie de rapper hipster et lisse pour enfiler ce costume de Rappeur à la plume aiguisé. Un retour aux sources salutaire personnifié par son feat avec un Nas en grande forme sur "Ghetto Dreams" ou encore "Blue Sky". De retour en selle, Sense sur "Sweet" règle définitivement ses comptes en assassinant Drake comme le premier cube de glace venu.

Qu'on se le dise, avec The Dreamer Common nous fait un retour en grâce. La complémentarité quasi fusionnel entre le rappeur et son producteur accouche d'une armada d'excellents titres, tous plus sublimés les un après les autres. Une vibe à l'ancienne que l'on retrouve sur des morceaux comme: "Windows" et son atmosphère saisissante de mélancolie, "Celebrate" avec son ambiance invitant à aller de l'avant, sans oublier les indispensables "Blue Sky" et "Gold".

Comme sur One Day it'll All Make Sense, précédent album (et désormais classique) de l'artiste. La sensation d'écouter un Common brut et à la fois serein dans ses choix artistiques est un véritable plaisir. Les récits introspectifs tel que "Cloth", ou le touchant "Lovin Lost" savent s'immiscer sans troubler l'équilibre de l'ensemble. Le tout est suivi par une liste d'invités de marque apportant une pierre non négligeable au projet : Les coeurs et les refrains assurés par le discret mais prolifique James Fauntleroy, John Legend sur "The Believer" et surtout Maya Angelou, poétesse de renom "The Dreamer" qui apporte ici un véritable moment d’apaisement. 

Apaisement, est le mot qui me vient directement après l'écoute de neuvième album. Plus Hip-Hop que jamais. Cet opus renoue avec l'esprit Chi-Town qui commençait à se faire rare depuis deux trois ans. Common a prit du plaisir sur UMC qui n'est qu'un Electric Circus en plus dynamique. Toutefois le retour triomphal de No I.D. apporte la touch qui donne de l'espoir pour un dixième album qui s'annonce excellent. Comme un signe qui ne trompe pas, le retour du père de Common sur le traditionnel "Pops Belief" en fin d'album, est un gage de qualité.

mercredi 28 décembre 2011

The Roots - Undun [Chronique]

Après la pluie vient le beau temps. Phrase passe partout qui s'avère fausse la plupart du temps (tout le monde sait qu'après la merde, vient la merde n'est ce pas). Sauf qu'au moment ou je tape frénétiquement sur mon clavier sans fil fraîchement acquis, un nouveau classique Hip Hop vient de voir le jour. Oui, le nouveau Roots est un classique. Une oeuvre. Une claque. Le genre de projet qui te rend fier d'apprécier le Rap dans toute sa saveur et sa richesse. Mais une fois n'est pas coutume, je vois deux trois réfractaires au fond de la salle. Ceux là criant à l'overhype en vénérant le 1er Weezy venu. Oui, toi en particulier; amateur d'un rap sans saveur. CrazySongz t'invite à découvrir le maître étalon d'un Hip-Hop aux sonorités acoustique et à l'écriture inspiré.

Généralement, lorsqu'un nouveau Roots est annoncé. L'amoureux de Hip-Hop que je suis sait instinctivement que la qualité sera au rendez vous. Ce gage de qualité qui leur est propre, assure que même leur plus mauvais projet restera sur le plan artistique, supérieur à 90% des autres albums. Peu importe la période. Cette solidité musicale et cette aisance naturelle du groupe s'est bonifié avec le temps, depuis les débuts de la formation en 1987.

Fondée par Black Tought (précurseur chez les précurseurs) et le génial Questlove. Nous retrouvons une nouvelle fois sur Undun cette formule magique qui a fait la renommée du groupe: Questlove à la batterie, Kamal Gray pour les percussion, C. Kirk Douglas à la guitare. Sans oublier Black Thought pour le rap. L'atout de la formation acoustique permet un renouvellement perpétuelle dans les sonorités; ce qui d'une part, amène un véritable renouveau entre chaque albums et donne une dimension uniques aux pistes proposées.

Beaucoup plus orienté Soul. Il m'est impossible d'écrire sur Undun sans évoquer l'élément majeur du projet. Car une fois n'est pas coutume ce dixième album, place le storytelling en theme principal. Exercice dont Black Tought est passé maître mais qui n'avait pas prit une telle ampleur jusqu'ici. Ainsi, l'histoire qui nous est narré est celle de Redford Stephens, un jeune afro-américain venant des ghettos et qui sombre dans la violence et la criminalité au fil de l'album. Néanmoins, la où le concept est jouissif sur le plan narratif, c'est que le protagoniste est mort dès le début de l'album. Comme le laisse comprendre ce coeur qui cesse de battre de manière si poignante. Car en commençant par le destin funeste de Stephens, The Roots crée une accroche solide qui nous contera comment nous en sommes arrivé à cette fatalité. Chaque pistes constituant un souvenir  du vécu ténébreux de R. Stephens comme sur le mélancolique "Sleep". Et quand bien même quelques moment de calme se manifesteront "One Time" ou encore "Lighthouse" La sensation de vivre ce Menace To Society à l'envers, donne une dimension digne d'un polar noir.

Bien entendu, la plume de Thought ne serait rien sans le travail d’orfèvre du reste du groupe. En terme d'arrangements et de production, l'ensemble est un parfait exemple de maîtrise et de cohérence. La Soul vient se mêler à des samples rendant chaque situation encore plus tragique comme sur le décisif "Tip The Scale", tandis que les invités Phonte Coleman, Dice Raw et surtout Bilal sur "The Otherside" rendent l'histoire beaucoup plus poignante. Un soucis du détail où mélodie et textes font tout simplement corps. À titre de comparaison, c'est une justesse que l'on retrouve dans le cinéma où le jeu d'acteur et l'angle de caméra parfait suffit à donner une émotion unique. Le choix du storytelling étant tellement casse gueule de nos jours, nous ne pouvons que féliciter The Roots pour l'histoire de ce Anakin du ghetto.

Seul classique digne de ce nom depuis fort longtemps. Undun est un conte urbain incontournable pour tout amoureux d'Hip-Hop, sans aucun doute possible.

dimanche 18 décembre 2011

Evidence - Cats & Dog [Chronique]

2011 fut une année morose. En effet; conformisme, frilosité, frivolité sont les maux qui ont caractérisés l'année qui prend bientôt fin. Après un été hip hop humide comme l'automne, et un automne qui s'annonce comme un hiver avant l'heure. Les feuilles tombent et le moral baisse à l'heure où la crise s'installe confortablement. Tel est l'état sinistre de la scène rap actuelle, et pourtant. Comme une évidence soudaine, le nouvel album d'Evidence s'annonce comme la deus ex machina de ce début de rentrée. L'élément salvateur qui apaisera nos oreilles orphelines d'un Hip Hop riche et de qualité.

Tombons dans la facilité; il est évident qu'Evidence est l'homme providentiel en cet fin d'année. Membre du crew Dilated People, groupe californien alternant entre le très bon et le moins bon. Notre homme du jour s’attelle depuis 3 ans; sous la houlette du prolifique et sérieux label Rhymesayers; à la préparation de son second album solo (seulement) : Cats & Dogs.

Cats & Dogs. En voila un titre assez curieux pour un album Rap. Pour la petite histoire chien et chat représentent dans certaines croyances et mythologies, le vent pour le chat et la pluie pour le chien. C'est en tout cas l'enseignement que nous offre "The Liner Notes". Morceau étant une preuve apppuyé de l'écriture érudite d'Evidence.

Flow simple, posé et soigné. Le tout accompagné d'une plume sophistiquée et intimiste. Celui qui a pour surnom "Mr Flow" depuis plus de 10 ans d'activité, justifie une nouvelle fois son sobriquet. Assurément, les thèmes bien que variés sont dans l'ensemble imprégnés d'un discours positif et combatif. Ce qui découle sur un ensemble de récits authentiques, alliés à des sonorités rendant les tracks cohérentes dans le pur esprit Hip-Hop. Là où les artistes du moment se complaisent à nous dépeindre une vie de luxe sans apporter une vision personnel et aiguisée sur une situation. Michael Peretta en 2011, fait l'effort de nous invité dans son monde et de nous faire découvrir son univers où se croisent peines et espoirs. En clair, Crazysongz ne le dira pas assez: Cats and Dogs est la bombe de 2011 ! Opus passant à limite du classique, c'est tout un parterre de guest de renoms qui s'est invité sur le projet: Raekwon, Alchemist, Aesop Rock, Slug, Aloe Blacc ou encore Prodigy entre autres.

De cette liste exhaustive, il y a matière à mettre en lumière ce qui fait tout le sel de C&D. Je parle bien évidemment des sonorités apportées par les producteurs : DJ Premier en tête. En effet, tout le paradoxe savoureux se trouve dans l'ambiance clairement orientée east; tandis qu'Evidence apporte son groove californien au micro. Sans être un cas inédit dans l'histoire du Hip-Hop californien - a noté qu'à l'image de groupe tel que the Pharcyde - l'emprunt de sonorités east par des artistes de la cote ouest est tout sauf un cas isolé.

Fort heureusement, la formule emprunté sur ce second album s'avère payante et porteuse d'un véritable nouveau souffle. Néanmoins, si il m'est difficile de trouver des défauts vraiment gênant tant l'opus apporte une bouffée d'air salvatrice; c'est plus sur une industrie frileuse et figée que je pousse un coup de gueule. En 2011, le niveau fut tellement nivelé vers le bas que nous en sommes réduit à nous extasier sur un album Rap - aussi bon soit il - privilégiant une ambiance sonore cohérente et  intimiste le tout suivi de récits d'une profondeur assez rare, le minimum syndical pour peu qu'on aime cet art urbain en constante mutation. Le constat global sur l'industrie est assez inquiétant. En clair, sur une année qui même si elle apporta son lot de pétard mouillée, fini malgré tout dans un feu d'artifice annonciateur d'un 2012 un peu plus radieux. Evidence tente d'en apporter la preuve, au pire des cas il est porteur d’espérance.

samedi 17 décembre 2011

J Rawls - The Hip Hop Affect [Chronique]

Après The Essence of J. Rawls en 2001 et l'indispensable The Essence of Souls en 2005. La moitié du tandem Lone Catalysts: J Rawls fait un comeback fort apprécié avec son nouveau projet en solo: The Hip Hop Affect. Le producteur/beatmaker jouissant d'une crédibilité sans pareil dans le milieu Hip Hop Soul underground, c'est avec une véritable délectation que les amoureux de groove attendent ce nouvel opus. Ce succès d'estime est  crédibilisé par ses nombreux faits d'armes à la prod sur des projets de renom tel que le Black Star Talib Kweli et Mos Def ou en portant sa griffe sur divers titres d'Aloe Blacc ou Eric Roberson.

Avec The Hip Hop Affect, J Rawls reste dans la continuité de ce son Neo Soul où il excelle avec brio. L'album commence d’ailleurs dans cette même dynamique où Rawls est rejoint par Diamond D et Kev Brown sur l'explicite 'Best Producer On The Mic'. Comme il est coutumier aux projets des beatmakers. Une pléthore d'artistes de renoms vient prêter main forte: Sadat X et Wise Intelligent sur 'Face It', Bad Azz sur 'Are You Listening ?' ou encore Senor Kaos sur l'excellent 'Ya Friends In The Way'. En somme, la liste d'invitée s'inscrit parfaitement dans le trip groove and chill de leur hôte; ce qui n'est jamais une gageure. La cerise sur la gâteau revient bien entendu au titre 'We're On Top' où plus de 23 MC de l'Ohio se partage le micro dans une insolente fluidité.

Outre les guest et les collaborations prestigieuses. Mister J sait s'imposer en solo comme le prouve 'Jewel' ou le sirupeux 'Why You Do'. Long, varié, riche en invités de qualités. The Hip- Hop Affect frise le sans faute. Une seule petite extravagance - 'Find a New' - vient gâcher le tableau comme une tache de ketchup sur une chemise Gucci (et encore je chipote). Mis à part ça, le pied est total tout simplement. L'écoute en boucle de la perle 'Tha Very First Day' est là pour vous signaler que même la production la plus moyenne de J Rawls vaut celle du premier producteur mainstream venu.

Cette comparaison bien qu'un peu facile (un producteur mainstream travaille généralement sous les impératifs des maisons de disques et des radios). Il faut tout de même rendre hommage au travail d'un pur beatmaker porte étendard d'un son Groove and Soul qui manque à beaucoup d'amateur du genre. En définitive; comme à une âme soeur à qui ont aurait offert son coeur à vie. L'amateur de bonnes vibes a la quasi certitude de ne jamais être déçu avec J. Rawls. Pourquoi passer à coté ?

mardi 25 octobre 2011

Lil Wayne - Tha Carter IV [Chronique]

CrazySongz n'est pas le genre de blog faussement hype qui vous fera perdre votre temps. Ainsi, en cliquant sur cette page. Toi lecteur, souhaite savoir si le dernier bébé du prolifique Lil Wayne, est une tuerie ou non. Sans plus attendre, tuons le suspens une bonne fois et allons droit au but. Oui, The Carter IV est un album fortement dispensable.

Que dites vous ? Vous voulez savoir pourquoi ? Et bien soit, la lecture de cette chronique vous en dira plus sur ce feeling.

Avant d'enfiler ma tenue de catcheur et de commencer les hostilités. Rendons à césar ce qui est à césar. Lil Wayne est le rappeur le plus actif de ces 5 dernières années. Featurings, Clips, Caméo, Tabloïd. Difficile d'échapper à ce véritable bosseur tatoué qui arrive même à être présent tout étant incarcérer.

En effet, avant de parler concrètement du dernier projet en date de l'autoproclamé "Best Rapper Alive"; il faut savoir que ce dernier fut condamné en 2010 à 8 mois de prison pour port d'arme illégal. Conscient que le Rap Game allait rapidement se trouver une nouvelle coqueluche s'il ne se bougeait pas les dreads, Wayne a balancer une flopée de sons depuis sa cellule de Rykers Island et surtout l'EP I Am Not Human Being qui auréolait un vrai retour aux sources après le fiasco pseudo Rock que fut Rebirth.

Entre-temps, tandis que Wayne rongeait son frein en taule. Tout les soldats du label Young Money Records: Drake, Minaj, Cory Gunz, DJ Khaled, se sont lancer à tour de rôle dans une campagne teasing pour annoncer la sortie imminente de leur Boss. Ainsi, la fameuse campagne "Free Weezy" enfin à terme; ce qui devait logiquement arriver arriva. Novembre 2010, le rappeur le plus en vogue était enfin de retour dans un Rap Game qu'il n'avait jamais vraiment quitter au fond. Les joies de la communications 2.0.

Hyperactif et omniprésent (non je ne parle pas du Président de la République),  Dwayne Michael Carter Jr de son véritable nom, se devait de marquer le coup avec The Carter IV. Pour cela, il prit une première résolution qui a sans doute fait plaisir aux fans de la première: l'abandon total de l'autotune. Seconde initiative, l'appel à des producteurs totalement inconnues. Une initiative qui devrait apporter un peu de fraîcheur à l'album.

Tout commence assez bien avec une intro rageuse et punchy signé Willy Will où Wayne se livre à une surenchère de piques contre ses éventuels détracteurs, Une fois dans le bain avec les très bon "Blunt Blowin" et "Megaman" le banger "6 Foot 7 Foot" produit par Monsieur Bangladesh, l'auditeur est en confiance pour la suiteEt là c'est le drame. Sans transition, aucune. The Carter IV sombre au fil des tracks dans un enchaînement de featurings aux productions sans saveurs, le trop long "Nightmares of The Bottom" produit par Snizzy où le "She Will" en duo avec Drake sont les exemples les plus probants.

Outre les productions hasardeuses confiées à des rookies. C'est cette désagréable sensation de dériver vers un son aseptisé pop qui gâche vraiment TCIV. Mention spéciale a "So Special" "How To Hate" en feat avec T-Pain ou encore l'inaudible "How To Love" où Carter s'essaie à la chanson. Par pitié laissons le chant à ceux qui savent chanter ! A croire que le mec a pris des cours de chant dans les douches de Rykers... Bref, en marge de ce marasme auditif, notons la tentative de sauver les meubles avec la soit disant pseudo diss track contre Jay-Z "It's Good". Les journalistes en ont fait tout un foin, mais à l'écoute du morceau ont comprend pourquoi Jigga ne prend même plus la peine de prêter un semblant d'attention aux gosses dans la cour de récrée. L'honneur sera tout de même sauver par les guests venu en renfort pour l'Outro: Nas, Bun B, Shyne et Busta Rhymes livrant une prestation qui outshine derechef notre Swaggman.

En somme, pour en finir avec cette chronique. Nous retiendrons qu'avec ce Carter IV, Weezy est le 1er Mc à réaliser une quadrilogie. L'album est aussi le premier où l'artiste offrent à de nouveaux producteurs une chance de briller. Cependant, le problème avec cette manœuvre c'est que les prods n'arrivent pas à faire ressortir tout le talent de Wayne, et surtout que ce méli-mélo nui fortement à la cohérence de l'ensemble.

Résultat après un séjour en Prison, celui que les médias désigne comme le nouveau 2Pac (s'étouffe) n'a pas réaliser un retour marquant. L'album étant d'une qualité trop inégale et impersonnel pour qu'on s'en souvienne dans les années à venir. Mais que les fans se rassurent, Weezy fait du Weezy et personne n'est actuellement en mesure d'aller lui prendre son titre de meilleur vendeur du Game. Néanmoins, c'est arrivé au top qu'un grand prouve qu'il mérite son statut en enchaînant les albums les plus aboutit possible. Paradoxalement le plus gros vendeur na aucun classique depuis The Carter 2 (2005). Une question se pose alors : La chute est elle pour bientôt ?

jeudi 6 octobre 2011

The Game - The Red Album [Chronique]

"Arnaque le Rouge"

Sous ce subtil jeu de mot faisant référence au fameux pirate et voleur Rackham le Rouge se cache le sentiment qui s'impose naturellement après écoute du nouvel album de The Game. Mais pourquoi parlons nous d'arnaque pour ce R.E.D Album ? Sans plus attendre, installe toi confortablement  cher lecteur, chips et coca dans tes mains.

Avant d'aborder ce qui fâche sur le 4ème album de celui qu'il  faut désormais nommer Game (pourquoi se débarrasser du "The" ?), intéressons nous à la genèse particulière de l'album. 

The R.E.D Album est dans son concept un projet souhaitant faire honneur à Compton, fief de l'artiste et qui bien entendu fait référence au Gang des Bloods (la couleur rouge les caractérisant). Une première démarche peu originale et qui se révèle assez bancale à l'écoute de l'album. Si l'ensemble se révèle bancal et à la fois paradoxal à l'image de l'artiste, qui comme à son habitude, a multiplié les passages de labels en labels tout en  tentant vainement de lancer des singles dans les charts. Ont peut donc considérer que ce quatrième projet à réellement pris forme avec le retour inattendu de Game sur son ancien label Aftermath en 2010.

De retour à la "maison", Game décide de s'entourer de poids lourd pour son album. Ainsi pour superviser le tout Dre Dre et le Nerd Pharell Williams sont donc annoncés en grande pompe. The Game dans sa communication toujours aussi too much, ira même jusqu'à se tatouer le logo du label de Pharell "Star Trak" sur son bras. Après un geste si pittoresque, ont pouvait s'imaginer que la participation du Neptune serait conséquente pour le coup, il n'en est rien. Pharell ne produira qu'un très fade "Mama Says" en feat avec Nelly Furtado. Cher payé le tatoo...

A la rigueur si l'absence de Pharell sur l'album n'a rien de regrettable (c'est un album à la gloire de Compton non ?), c'est encore une fois Dr Dre qui se fait rare sur l'album de son poulain revenu au bercail. Au menu, aucune prod; 4 skits minables et un pauvre couplet sur l'excellent banger "Drug Test" produit par DJ Khalil et Snoop en soutien. Une question pourquoi être revenu chez Aftermath sans le soutien prononcé du docteur ? Mystère.

Quoi qu'il en soit, continuons sur notre lancée des bons points de l'album (ils sont si rares). Tout bon amateur de Hip Hop aura retenu sur son MP4 le très Eastcoast "Born In The Trap" produit par la légende DJ Premier, s'ajoute le single "Red Nation" en feat avec Lil Wayne, l'ambiance funky crade de "Martians & Gobelins" en feat avec Tyler The Creator ou encore "Speaker On Blast" avec Big Boi et E-40 en feat.

Puisque nous y sommes parlons du problème récurrent de Game depuis LAX: le featuring. Vous conviendrez que le fait d'avoir trop d'invités nui à l'authenticité d'un album se voulant à l'origine être un hommage à une ville et un mode de vie. Si musicalement ont peut toujours trouver son compte, la cohérence de l'ensemble en prend un coup. Pire encore, à force de multiplié les invités il arrive même qu'un rookie (ici Kendrick Lamar) vous humilie en un couplet, sur votre propre morceau "The City". En outre, pire qu'une multiplication des duos, le choix des guest semble ma foi assez douteux et dispensable pour un opus se voulant aux couleurs des Bloods: Drake, Young Jeezy, Rick Ross, Lloyd, Nelly Furtado... Tant d'artistes n'apportant aucune valeur ajoutée au projet. Du gâchis en somme, Game étant un des plus doués de sa génération.

En définitive, The Red Album est il un bon album ? Ma réponse sera difficilement positive, tant Game a un mal fou à donner une ligne artistique claire à ses albums. Featuring à outrance, concept passé à la trappe et Hits de qualités bien trop rare. Jayceon Terrell Taylor à trop souvent le cul entre deux chaises pour redevenir la machine à classique qu'il prétendait être en 2005. Un album rendant hommage à Compton ? Wait for it : Arnaque !

jeudi 15 septembre 2011

Booba en concert - Samedi 1 Octobre 2011



Samedi 1 octobre, Booba se produira au Palais Omnisport de Paris Bercy. Un évènement à ne pas manquer !


Réservation sur Fnac.com >> Concert - Booba

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