De l'eau a coulé depuis un Rollin Papers (chronique à lire ici) fort sympathique. Ainsi Wiz Khalifa représente désormais une force majeure dans le Rap Game US. Un de ces nombreux jeunes loups (French Montana, Kendrick Lamar etc) aux dents longues avec qui il faudra composer d'une façon ou d'une autre.
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dimanche 10 mars 2013
Roc Marciano - Reloaded [Chronique]
Après un Marcberg certifié classique par une poignée de spécialistes sans visages. Force est de constater que ce succès d'estime a permis à Roc Marciano de jouir d'une crédibilité toute neuve en plus de s'émanciper totalement de l'étiquette Flipmode Squad. Que faire cependant une fois au top ?
vendredi 25 janvier 2013
Kendrick Lamar - Good Kid, m.A.A.d City [Chronique]
La Westcoast Morte ! Cela pourrait sonner comme un slogan politique ou une amère réalité qu'on refuserait d'admettre tel un manchot voulant jouer à la Wii; mais en 2012 il n'en sera rien. Oublions les amères déceptions comme Spider Loc ou The Game. Oui, 2012 fut signe de renouveau et de fraîcheur grâce au nouveau messie de la cote ouest, le jeune Kendrick Lamar.
jeudi 3 janvier 2013
Nas - Life is Good [Chronique]
Nas. Trois lettres pour définir le R.A.P. Une longévité à tout épreuve et une personnalité incontournable du Rap américain. Respecté par ses pairs; craint par ses ennemis.
samedi 8 décembre 2012
The Herbaliser - There Were Seven
The Herbaliser c'est un peu les pères du Hip-Hop underground. Ils sont sept. Les deux plus connus étant Jake Wherry et DJ Ollie Teeba. Deux ans après un Herbal Tonic en guise de mise en bouche nostalgique. The Herbaliser nous revient pour la première fois sur son propre label: Departement H
mercredi 17 octobre 2012
Rick Ross - God Forgive I don't [Chronique]
News Flash (ou pas). Je ne suis pas fan de Rick Ross. Autant être clair dès le départ. Ayant du mal avec son passé d'ex maton repenti en "gangster" nabab; nul ne peut cependant feindre les qualités de communicant de "l'homme fort" de Miami.
mardi 31 juillet 2012
Nicki Minaj - Pink Friday : Roman Reloaded
Queen of Hip-Hop ? Joke ?
Nicki Minaj est désormais classé "Star Worldwide". Deux ans après un premier album plus que passable; l'égérie du label Young Money fait un retour solo plutôt confidentiel avec la suite de Pink Friday, Pink Friday: Roman Reloaded. Un second opus qui ne fit pas énormément de Buzz en terme de promo, la faute finalement à son penchant prononcé pour les featurings, ce qui à mon sens à tendance à vous restreindre plutôt qu'a crée une véritable attente autour d'un projet.
Si peu de personne attend vraiment ce second album, il sera difficile d'échapper à la nouvelle prêtresse du Rap Game féminin. Le beef avec Lil Kim étant désormais classé, Miss Minaj est bien décider à traumatisé les têtes les oreilles et pourquoi pas les pantalons masculins (les goûts et les couleurs...). Armée d'un single taillé pour l'été: le premier single "Starship", (qui tient plus de l'eurodance que du Hip-Hop) marque le ton de ce nouvel album.
Au menu, tracks plus Pop les unes que les autres et il est compliqué de retrouver de la cohérence dans ce bordel. Finalement, le but du jeu à l'écoute de Pink Friday 2 c'est de trouver une once de pur Hip-Hop. Ici même, j'envoie à mes frais un bout de manioc à toutes personnes saines d'esprit ayant trouver une part de Rap dans tout ce foutoir. Pour les plus tolérant on nous sert timidement deux outshinage en règle par Nas et Young Jeezy sur "Champions" et "Cam'ron sur "I''m Your Leader". Même pas foutu de s'imposer sur son propre album, passons.
Pourquoi cette fixette sur la nation de vrai "Hip Hop" vous vous dites ? Sachez seulement qu’après son premier opus (descendu par la critique), Minaj a clamé à qui ne regardait pas ses boobs que son second album serait plus Hip-Hop. Au départ, l'idée veut que Nicki Minaj laisse place sur cet opus à son alter ego encore plus loufoque (oui elle peut faire pire) pour nous montrer sa facette Rap. Ainsi la bien nommé Roman Zolanski, que les courageux qui ont acheté le premier album (ou lu ma chronique ici) connaissent déjà fait totalement l'inverse de ce qui était prévu.
Mieux, forte d'une nouvelle personnalité, notre schizophrène aux cheveux "vert" (au moment ou je tape ils sont vert...), assume pleinement son crash test artistique. Récemment elle annula même un concert parce-que la radio Hot 97 a descendu son album. Soit. Pourquoi descendre un produit dont je ne suis pas la cible ? Pourquoi moi crédule et candide, irai je attendre qu'on me serve du caviar au grec du coin ? On ne m'y reprendra plus. De tout ce bazar sonore quelques bangers sont taillés pour les clubs et les plages du Cap d'Agde. De l'autre coté l'amateur de Hip-Hop a déjà quitté ses pages.
lundi 30 juillet 2012
Jon Connor - While You Were Sleep [Download]
Depuis que j'ai commencé l'aventure CrazySongz j'écoute de moins en moins de sons de manière spontanée. Situation paradoxale, je laisse le son venir à moi (un grand merci au passage, à ceux qui balance du sons et leurs projets sur la boite mail du site). Ainsi, en flânant sur Youtube je découvre Jon Connor (pas de blague sur Sarah ou autre cyborg please). Grosse surprise, ce dernier avec sa mixtape While You Were Sleep nous offre une ébauche d'un style entre Consequence et Saigon (en plus incisif). Le résultat ? Un son frai venant d'un mec qui a les crocs !!! A l'heure du m'as-tu-vu, de l'egotrip et du swagtime. Il est bon d'entendre un rappeur kické le mic comme il se doit sur une quinzaine de pistes. Sans oublier soit dit en passant les quelques guest de choix présent sur le projet: Bun B et GLC sur "Lone Star", Mistah Fab sur "Im Heavy", ou Justin Dayi sur l'excellent "Diamonds". Bref, While You Were Sleep" est probablement la meilleure mixtape de l'année 2012 (en attendant l'album). So, si vous aimez le Hip Hop, le téléchargement a déjà commencé depuis belle lurette.
Jon Connor Youtube Page
Lord Finesse - Signature Sevens Vol2 [Download]
Lord Finesse nous revient avec une petite tape. Composé d'instru et de vocal (une playlist de 4 tires de qualités). Ce projet est un must have pour les amateurs de bon son et s'impose pour les beatmakers en herbe. Take it.
Download : Lord Finesse - Signature Sevens Vol. 2
samedi 7 juillet 2012
50 Cent - 5 (Murder by Numbers) [Download]
Mes amis les temps comme les oeufs sont dures.... Quand l'un des plus gros vendeurs du Rap game décide de distribuer gratuitement un de ces projets (10 pistes) cela laisse songeur quand à l'état de l'industrie en général. S'ajoute une problématique évidente concernant le business model à adopter pour continuer à exister sur les ondes radio matraquant nos oreilles dévergondés. Nonobstant une conjoncture économique en berne, quel jugement donner à un LP donner par un 50 désormais en perte de vitesse, supplanter par...
"Hey Terence !"
- Ouais ?
"Taggle et file le lien putain !!!"
- Ça va, coeur de Tipiak. Chope ta dose (sale gosse)
Download : 5 (Murder by Numbers)
mardi 29 mai 2012
Booba - A4 [Nouveau Clip] [Brand New]
Que dire ? Sinon que la frontière entre Booba et Morsay est de plus en plus mince ? Blague à part, après avoir tenté de singer dans l'ordre : Prodigy (à l'époque de Lunatic), 50 Cent, Lil Wayne. Voici que B.2.0 s'attaque au style laidback de Rick Ross. Ma foi, un tel manque de créativité mériterait même un "Reprise and Sample". Ami de l'originalité passez votre chemin.
jeudi 17 mai 2012
B.o.B - Strange Clouds [Chronique]
"Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs". Sous cette citation de Nicolas Boileau que je compte bien réutilisé à l'envie et à bon escient. Se dévoile finalement l'état d'esprit qui fut le mien après l'écoute de Strange Clouds, nouvel album de l'étoile montante du label Grand Hustle de T.I. Seulement 2 ans après le sympathique The Adventure of Bobby Ray qui l'a élevé au statut de star outre atlantique, c'est avec curiosité que nous découvrons ce nouvel opus. Je vais être franc, en vieux con d'à peine 23 ans (B.o.b et moi avons le même âge) j'ai tout de même un peu de mal avec le virage Rap/Pop que prend une partie du Rap Game. Toutefois, en bon chroniqueur et en étant assez open, je risque toujours avec un plaisir masochiste ma petite santé auditive pour le simple frisson d'une éventuelle surprise.
Après l'écoute du premier album, qui avait pour particularité de mettre sous fond de sonorité Pop/Dirty South l'alter ego de l'artiste: Bobby Ray. Quelle serait finalement la formule adoptée sur ce nouveau projet ?
Trêve de suspens. C'est sans une once de prise de risque que B.o.b renoue avec son "fameux/foireux" mélange entre Rap punchy et Pop fast food. Autre petit point qui fait défaut à Strange Clouds c'est la disparition du fameux "double" Bobby Ray qui avait le mérite d'apporter un minimum de relief au précédent opus. Pour aller plus en profondeur, (et Dieu sait qu'on ne va pas creuser longtemps) l'ensemble de l'oeuvre est incroyablement radio friendly dans la mesure où notre protagoniste assure une nouvelle fois la quasi totalité de la production; tout en étant aidé par les producteurs en vogue (Billboard, Dr Luke ou encore Ryan Tedder). Les habitués retrouverons leurs marques tandis que les autres hésite déjà à se faire rembourser par la Fnac.
Cependant, 2 ans après The Adventure of Bobby Ray, il faut reconnaître que B.o.b a véritablement accompli des progrès au micro. Les punchlines sont beaucoup plus percutantes et moins marqué par des cris "gimmick", tandis que sur le plan purement technique l'élocution a gagner en groove en témoigne "Arena" en feat avec T.I. et Chris "Tyson" Brown. Autre petit détail qui fait plaisir: la présence de Morgan Freeman himself pour l'intro "Bombs Away". Du bon, tout simplement.
Hélas, le cas B.o.B me rappel assez le cas "Snoop Dogg". Le Snoop Dogg actuel est un rappeur décomplexé qui flirt avec brio avec la Pop ou l'electro. Pleinement à l'aise dans l'exercice, l'auditeur na jamais eu l'impression que l'artiste a le cul entre deux chaise artistiquement. Ce qui est malheureusement le cas pour le nouvel homme fort de Grand Hustle. En effet, comment ne pas se sentir désorienté quand tu passe d'un banger efficace comme le single "Strange Clouds" au relent dubstep (toujours dans la tendance) pour passer à un Rap guimauve sur "So Hard So Breathe". Dur.
Pour conclure, Strange Clouds est un album dans l'air du temps avec tout ce que cela implique: construction manquant de cohérence, featuring douteux à tire larigot, single radio friendly. Pour un résultat qui se veut bâtard et sans saveur. "Chaque âge à ses plaisirs, ses plaisirs son esprit et ses moeurs". Si cela implique un Hip-Hop aseptisé, des rappeurs en jean slim et que le public adhère je conseil chaleureusement l'album au public visé. Etant de la même génération que B.o.B je peux à la limite comprendre cette volonté des "baby rappers" de s'affranchir de certains codes du Hip Hop. Que cela plaise ou pas, l'intention est louable bien qu'elle manque de cohérence. Une chance alors que le Hip-Hop soit autant varié, qu'on se le dise.
mardi 13 mars 2012
Disiz - Toussa Toussa [Brand New]
Il parait que Disiz refait du Rap ? Excellente nouvelle, le Rock c'est sympa quand ont sait en faire n'est ce pas ? Bref, Lucide le prochain EP de Disiz sort le 26 mars. On va suivre ça de très près et on patiente avec "Toussa Toussa", 1er extrait officiel.
Youssoupha - Noir Désirs [Chronique]
"L'heure de la réconciliation" ?
Je n'aime pas le Rap Français. Ou du moins je peine de plus en plus à me retrouver dans les productions actuelles. Triste constat quand ont sait que ma carrière d'auditeur à commencer avec le Rap français des années 90. La chance d'avoir un grand frère "dans le move" ma donner assez jeune (7 ans environ) ce sens du "son", en appréciant : Assassin, NTM, Secteur A, Solaar, Fabe, Time Bomb, Expression Direkt, Beat 2 Boul ou Ideal J. Pour étendre mon champ musical, j'avais par chance accès à MTV où le fameux: Yo! diffusé bien tard le soir faisait déjà naître des envies de voyages aux pays d'Obama. Bref; entre mon frère, grand lecteur de R.E.R et la véritable énergie qui se manifestait autour du mouvement rap. J'avais l’impression qu'il se passait quelques choses de grand. En définitive toutes ces choses m'ont donner l'occasion d'apprécier pleinement l'apogée du Hip-Hop en France. Alors que le Rap et le Rnb balancait du lourd, la profusion de collectifs et de maxis (il est loin le temps glorieux des cassettes). Début des années 2000 mon avis était tranché: le Rap français avait un niveau équivalent au Rap US.
Puis peu à peu, années après années. Avais je l'impression que l'état d'esprit général du rap mutait devant nos yeux impuissant ? Où ? Comment ? Pourquoi ? Les blocks party étaient toujours aussi nombreuses et bien animées, la volonté de s'en sortir des activistes intact, le matos utilisé en studio était similaire aux grosses maisons US. Pourtant, en regardant mes "Hip Hop heroes" avec recul. Je constatais que quelque chose avait changé. L'egotrip en abondance, les thèmes génériques, les arrangements sans aucune originalité, l'absence de charisme de la nouvelle génération, le bagout transpirant de suffisance et d'étroitesse d'esprit. La grande différence entre les années 90 et notre époque, c'est que l'auditeur avait à sa disposition un son dénué d'aseptisation et de ficelles faites pour plaire aux radios. Ce son existe encore aujourd'hui, mais la différence c'est qu'il demande dorénavant un travail d'investigation de l'auditeur pour le trouver (internet, boutiques spécialisé, crazysongz etc). Un mal pour un bien, puisque jamais le Hip-Hop na connu autant de diversité. Pourquoi ai je alors l'impression que le rap a garder la forme en perdant le fond ?
"Les temps changent", comme le disait Solaar. En une décennie, j'ai la désagréable impression de causer comme un vieux connard élitiste. Mais non. Bien qu'une part de moi soit clairement blasé devant la pauvreté et le manque flagrant de créativité de la scène française (entre les "Weezy wannabe"et les "50 Cent du 92"). J'écoute toujours avec une oreille curieuse 88.2 pour écouter les soit disant tueries balancées par Pascal Cefran...
En passionné de musique et de nature assez ouverte. C'est dans une période où Lord Finesse, Oasis et Jamiroquai domine la playlist de mon baladeur; que j'écoute sans lassitude le dernier album de Youssoupha. Youssoupha rappeur dont j'aimais la plume mais qui manquait cruellement de mordant en terme de punchlines à mes yeux. Après la polémique avec Eric Zemmour puis l'excellente digitape "En noir et Blanc", dire que son futur opus était fortement attendu par les amateurs est un euphémisme grossier.
Le buzz (qui soit dit en passant est un terme employé depuis des années dans le Rap Game US et bien entendu par toutes les boites de com) eu un effet positif sur ma personne. Je me foutais du Rap français, je me foutais de Youssoupha vs Zemmour pourtant, le buzz et la curiosité aidant (le titre "Menace de mort") j'attendais à mon tour le fameux projet.
Noir Désir, 3ème album de mon compatriote du Zaïre est un album intelligemment construit. À la différence des deux précédents albums; Youssoupha; toujours sur le label Bomaye; pose ses textes de façons totalement décomplexé le tout couplé à une plume criante de sincérité. L'album commence d'ailleurs sur "l'Amour" qui flirt entre egotrip dosé et beat minimaliste qui monte crescendo petit à petit. L'autoproclamé "meilleur rappeur de France" met la barre haut dès le départ. What's next ?
La suite de l'album est un exemple de maîtrise. Fluide, homogène, varié et surtout cohérent sur plus de 18 tracks. Ce troisième opus est une réussite. On appréciera les quelques prises de risques comme le single "Histoires vraies" en duo avec Corneille, la colère savamment maîtrisée d"Irréversible", l'intimité familiale sur "Les disques de mon père" sur fond de rumba, le dubstep sur "La vie est belle" avec le spokenword de Kery James en fin de piste. Mais n'oublions pas la pépite "Espérance de vie", véritable cri du coeur poignant d'authenticité.
Cette authenticité et cette proximité, Youssoupha l'a depuis ses débuts et nous l'a fait partager depuis des années. Par soucis d'authenticité, le nombre de featuring est faible mais le peu d'invité: Lino/Shurik'n sur le remix de "Poids plume", Taipan sur "B.A.O" et Sam's et S-Pi sur les excellents freestyles "Gestelude 1 et 2 "garantissent une nouvelle fois un résultat final plus que satisfaisant.
Plus haut je me demandais comment et pourquoi le rap français avait tant changé. Je pense que nous manquons d'artistes osant se mettre à nu et à ouvrir leurs coeur. Nous avons besoin de cette authenticité. Ce désir de dire les choses sans tomber dans la dénonciation et la victimisation. L’intelligence des mots et la conscience de l'impact sur chacun de nous. ND est l'album qui ma rappelé pourquoi j'ai aimé le rap français et pourquoi je ne l'aime plus aujourd'hui. Le constat est pour moi sans appel, Noir désir est un album marquant dans l'histoire du Rap français. Sur le plan de l’introspection pur, sa construction me rappelle fortement "Si c’était à refaire" de Kery James, classique du Rap conscient. Avons nous affaire à un classique avant l'heure ? À vous d'en juger; cependant il sera très difficile de faire mieux en 2012 soyez en sur.
Avant ce troisième album de Youssoupha, j'étais blasé du Rap français. 18 tracks plus tard j'ai de nouveau de l'espoir. Juste merci.
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