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samedi 1 septembre 2012

Les meilleurs albums Rap US des années 90 [1997]

L'ouragan 1996 a laisser une trace indélébile dans le Rap game. Classiques à la pelle, tubes indémodables et  rappeur en début ou à l'apogée de leurs carrières, font de 96 l'année phare des années 90. Toutefois, comme le disait un artiste disparu l'année précédente: "Life goes on". Ainsi, 1997 est l'année du renouveau. L'année d'une refonte majeure mettant en exergue le triomphe de la new school. Fugees, Wyclef, Outkast, Nas, Jay Z. Tant d'artiste de renoms prompt à dominer outrageusement les charts et influencé l'industrie pour les années à venir. Retour sur une année riche en Hip-Hop.


1997


10
Missy Elliott - Supa Dupa Fly


Si vous lisez assez souvent ses pages, vous savez déjà l'admiration que je porte à Missy Elliott. Alors que Lil Kim occupait pour le classement précédent cette controversée 10ème place avec son premier album. Missy Elliott lui emboîte le pas avec le rafraîchissant Supa Dupa Fly. Rafraîchissant pour la simple raison que le Rap féminin à cette période clé se résume en deux écoles. Les "Bad lady" : Foxy Brown, Lady of Rage et les biatch : Lil Kim encore seule sur son marché. Ainsi, quand en 1997, Missy  (aidé par le jeune Timbaland) débarque dans les charts c'est pour offrir un album aux textes bourrés de références et d'humour le tout saupoudré d'un décalage totalement assumé. Un trip qui na pas prit une ride tout simplement (écouter un extrait)

lundi 30 juillet 2012

Les meilleurs albums Rap des années 90 [1994]

Il parait que le vainqueur de l'année 1994 tombe sous le sens ? Il parait que pour crée le buzz, Terence O fait exprès de placé arbitrairement les albums pour crée la polémique ? Il parait que mon Mp4 contient du Justin Bieber et quelques titres de Cabrel (une de ces affirmations est véridique). Concrètement, il parait que les évidences d'hier ne sont pas celles d'aujourd'hui. C'est en tout cas, ce qu'on du penser l'ensemble des amateurs de Rap de l'époque. Pour mieux comprendre la situation revenons en 1993. Si la eastcoast parvient a sortir quelques bons albums comme l'incontournable 36 Chambers du Wu Tang. Au niveau des ventes, la West Coast atomise la cote est. Doggystyle (pourtant numéro 2 du classement précédent) reste l'album le plus vendu de cette période. Résultat, la tension monte d'un cran entre les deux scène (on parle même de radio de NY appelant aux boycott d'artistes west sur les ondes). Pour faire simple, c'est tendu, et tout le monde se sent concerné. Pourtant, de toute cette tension va débuter une des plus grandes période du Hip-Hop. Let's See.


1994

10
Method Man - Tical


samedi 31 décembre 2011

Top 10 Rap Album 2011

Entre deux bouteilles de champomy joyeusement vidées. CrazySongz vous propose cette année encore; le traditionnel et incontournable classement des meilleurs albums Rap de l'année 2011. 2011 s'étant particulièrement démarqué par son nombre ahurissant de pétards mouillés. Il fut assez simple de mettre en lumière les albums ayant su remonter le niveau. Voyez par vous même.

10
Jay-Z and Kanye West - Watch The Thrones


Il parait que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Si vous êtes un fidèle lecteur de CrazySongz vous savez déjà que l'album est loin d'avoir fait battre mon coeur d'activiste sur le retour (lire la chronique). Cependant bien que misérable, ce projet commun entre Mr West et Jigga s'avère être la meilleure daube parmi toutes les autres daubes de l'année. Mais que l'on soit clair, ça reste une daube. Vous suivez ? 

9
Saigon - The Greatest Story Never Told


'The Greatest Story Never Told' est sans contestation mon coup de coeur de l'année. Saigon s'est battu bec et ongle pour son bébé qui n'a failli ne jamais voir le jour (lire la chronique) et Dieu sait combien il a eu raison. Ambiance street et savoureusement new yorkaise. Cette neuvième place récompense la passion d'un artiste pour son art.

8
DJ Quik - The Book of David


'The Book of David' est le septième album de la légende du G-Funk DJ Quik. Sur ce nouvel opus, le beatmaker le plus sous estimé de la scène West Coast nous offre un album cohérent et à la musicalité tout simplement exemplaire. Ayant su se renouveler (pour certains se recentrer), Quik signe ici le meilleur Come Back de 2011. Plus d'info ici.

7
Evidence - Cats & Dogs


Autre coup de coeur de l'année, 'Cats and Dogs' d'Evidence. Hip-Hop westcoast sur des sonorités east; le tout imprégné de récits intimistes et riches en enseignement (si si). Sans aucun doute possible, le membre du Dilated People, a marquer 2011 au fer rouge. (lire la chronique)

6
J Rawls - The Hip Hop Affect


What The F***. Il parait que le dernier album de J Rawls 'The Hip-Hop Affect' est complètement passé inaperçu chez les amateur de Rap. Aussitôt j'enfile masque, cape et collant afin de réparer cette infâme injustice. Porteur d'un rap alliant Groove et beats soignés, sauvez donc votre âme meurtri en lisant la chronique de l'album.

5
J. Cole - Cole World: The Story Sideline


Rarement un rookie avait mis si peu de temps à s'imposer dans le game. Rarement un rookie a su montrer autant de maturité dès le premier album. Fraîchement signé sur Roc Nation, le nouveau protégé de Jay-Z signe avec 'The Cole World: The Story Sideline' la preuve irréfutable qu'il faudra désormais compter sur lui à l'avenir.

4
Common - The Dreamer/The Believer


Une quatrième place qui fera sûrement jaser mais qui est à mon sens pleinement méritée. Avec 'The Dreamer/The Believer', Common accompagné de No I.D à la prod nous offre un retour aux sources vers le son de Chi-Town. Dans la continuité de Finding Forever ont se plaît à retrouver le Common des débuts. Avec les crocs, et l'envie de prouver qu'il est meilleur que 80% des rappeurs du moment. Avec du Sense en gros. (Lire la chronique)

3
The Roots - Undun


The Roots c'est un peu le papy que tu aime aller voir le dimanche. En terrain connu, ont sait déjà qu'on aura droit à des histoires simples aux premiers abords, mais qui sont dans le fond d'une infime sagesse. Certes, avec 'Undun' la formule reste la même. Mais le storytelling tel qu'il est présenté dans son concept est d'une telle intensité, qu'il m'est difficile d'imaginer une autre place dans ce classement. (Lire la chronique)

2
Shabazz Palaces - Back Up


Sur la deuxième place du podium, l'excellent Back Up du collectif de seatlle: Shabazz Palaces.  Si dès les premières notes Back Up est un album déroutant aux premiers abords, ce premier essai trouve toute sa saveur dans le choix pertinent des sonorités. Au niveau des textes, l'ensemble est à ma grande surprise assez militant ce qui n'est jamais de trop pour notre industrie si frivole.

1
Kendrick Lamar - Section 80


Trêve de suspens, le meilleur album de l'année 2011 nous vient de Californie. Avec Section 80, Kendrick Lamar révolutionne le son Westcoast. Alliant la soul, le jazz, le funk et le blues; Lamar en sort un son tout neuf. Le tout appuyé par des textes aux punchlines assassines. Si il y avait bien un album à ne pas manquer cette année c'est bien celui ci. Ou alors vous n'aimez pas le rap, fallait le dire tout de suite.


Ont fait le bilan calmement

Je ne vous le cache pas, en 2011 j'ai eu du mal à trouver mon bonheur dans les sorties proposées par la scène US. Néanmoins, certains albums manquant à ce classement valent le détour: l'excellent Charity Start Home de Phonte ou le Pledge de Killer Mike. Cependant, 2011 fut avant tout une année de transition. Et si beaucoup d'anciens comme Kool G Rap ou DJ Quik ont fait des retours triomphant, beaucoup d'entre eux ont eu du mal à faire l'unanimité (Common, The Roots). Chose encore impensable il y'a 5 ans. De l'autre coté nous avons les jeunes loups du Rap Game qui ont les crocs et ils sont bien décidé à mettre quelques vieux à la retraite. Ce classement en est la preuve, la relève est déjà là et s'installe confortablement. La suite (et la fin, lulz) en 2012.


J'en profite bien entendu pour vous souhaitez à tous et à toutes d'excellente fête de fin d'année. Ceci dit, Take Care et n'oubliez pas de suivre la page Facebook et Twitter de CrazySongz.

jeudi 29 décembre 2011

Common - The Dreamer, The Believer [Chronique]

Après un Finding Forever qui a dans sa grande majorité déçu les fans de la première heure. Common fait un retour tonitruant avec The Dreamer, The Believer.

Attendu au tournant suite au très discutable Universal Mind Control, ce neuvième opus marque surtout le retour de No I.D. qui produit ici la totalité de l'album. Comme deux ex se croisant par hasard dans les rues de Montmartre (sur le projet Cocaine 80); notre duo a décidé de remettre le couvert pour le plus grand bonheur des fans. Mais pour quel résultat au final ?

Dans la continuité assumée de Finding Forever. The Dreamer, The Believer voit Common laisser place à Common Sense au fil de l'album. Sous l'impulsion des productions magiques de No I.D, Lonnie Rashid Lynn de son vrai nom sort de sa panoplie de rapper hipster et lisse pour enfiler ce costume de Rappeur à la plume aiguisé. Un retour aux sources salutaire personnifié par son feat avec un Nas en grande forme sur "Ghetto Dreams" ou encore "Blue Sky". De retour en selle, Sense sur "Sweet" règle définitivement ses comptes en assassinant Drake comme le premier cube de glace venu.

Qu'on se le dise, avec The Dreamer Common nous fait un retour en grâce. La complémentarité quasi fusionnel entre le rappeur et son producteur accouche d'une armada d'excellents titres, tous plus sublimés les un après les autres. Une vibe à l'ancienne que l'on retrouve sur des morceaux comme: "Windows" et son atmosphère saisissante de mélancolie, "Celebrate" avec son ambiance invitant à aller de l'avant, sans oublier les indispensables "Blue Sky" et "Gold".

Comme sur One Day it'll All Make Sense, précédent album (et désormais classique) de l'artiste. La sensation d'écouter un Common brut et à la fois serein dans ses choix artistiques est un véritable plaisir. Les récits introspectifs tel que "Cloth", ou le touchant "Lovin Lost" savent s'immiscer sans troubler l'équilibre de l'ensemble. Le tout est suivi par une liste d'invités de marque apportant une pierre non négligeable au projet : Les coeurs et les refrains assurés par le discret mais prolifique James Fauntleroy, John Legend sur "The Believer" et surtout Maya Angelou, poétesse de renom "The Dreamer" qui apporte ici un véritable moment d’apaisement. 

Apaisement, est le mot qui me vient directement après l'écoute de neuvième album. Plus Hip-Hop que jamais. Cet opus renoue avec l'esprit Chi-Town qui commençait à se faire rare depuis deux trois ans. Common a prit du plaisir sur UMC qui n'est qu'un Electric Circus en plus dynamique. Toutefois le retour triomphal de No I.D. apporte la touch qui donne de l'espoir pour un dixième album qui s'annonce excellent. Comme un signe qui ne trompe pas, le retour du père de Common sur le traditionnel "Pops Belief" en fin d'album, est un gage de qualité.

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