Tha Carter V de Lil Wayne me fait le même effet qu'une annonce de grossesse venant d'une femme ayant dépassé la quarantaine. Circonspect, heureux, inquiet; peu importe l'émotion vous parcourant le corps, le soulagement ne vient que lorsque le nouveau né ne présente aucun désagrément.
Gestation complexe, lié à divers drames sentimentalo-financier avec le padré en manque de "respek", c'est au terme d'une longue bataille devant les juges que sort le dernier album de l'auto proclamé best rapper alive.
Nigga, Bitch, Fuck, Suck et tutti quanti sont d'usage lorsque l'on parle de Rap. Etant donner qu'on s'appelle Bitch ou Nigga avec le naturel de celui qui demande l'heure. Des petits malins du site Musixmatch se sont amusés à comptabiliser le nombre et la fréquence des obscénités dans les textes de Rap Old et New School.
C'est le scandale du moment Outre Atlantique; Donald Sterling, patron de l'équipe de Basket des Clippers est mis en cause pour des propos racistes envers la communauté noire tenu lors d'une conversation téléphonique avec son ex femme.
De l'eau a coulé depuis un Rollin Papers (chronique à lire ici) fort sympathique. Ainsi Wiz Khalifa représente désormais une force majeure dans le Rap Game US. Un de ces nombreux jeunes loups (French Montana, Kendrick Lamar etc) aux dents longues avec qui il faudra composer d'une façon ou d'une autre.
Pour ce nouveau rendez vous des 10 meilleurs albums Rap des années 90. Nous nous retrouvons pour une année qui me tient particulièrement à coeur: l'année 1993. Confidence pour confidence. 93 m'évoque mes premiers souvenirs d'enfance. Né en 1988, mes premiers souvenirs m'évoque le Club Dorothée, le chocolat Galak et autres conneries. Toutefois, ce qui marqua le plus ma mémoire c'est bien entendu la musique. Comment dire. Je serais à jamais reconnaissant envers mes grands frères pour m'avoir initié si tôt au Hip Hop. A y réfléchir, les autres gosses, basket luminescentes aux pieds; jouaient à la Megadrive ou aux Pog tandis que j'étais déjà bercé à la New Jack Swing. Il faut dire qu'à l'époque, (ouais je parle déjà comme un vieux...) partir aux states est un évènement en soi. Cela pourrait sembler étrange pour quelques un mais fut un temps le bruit courait que la France avait culturellement un retard de 5 ans sur les states. Oui, dans les années 90 le jeune comme ses aînés ne rêve que des Etats unis. Résultat, quand un membre de ma famille revenait de New York c’était avec le plein de CD. Dans mes souvenirs ce fut ma mère qui fit le déplacement et rapporta avec elle quelques pépites. Coup de bol, on va en parler tout de suite.
2Pac vivant en 2012 ça tient du running gag. Pourtant, c'est bien pour un soir que 2Pac est remonté sur scène...
La scène s'est déroulé ce dimanche 15 Avril au Coachella Festival où se produisait Dre et Snoop. Snoop Dogg souhaitant invité un de ce homie sur scène rappelle nul autre que 2Pac d'entre les morts. Stupeur dans le public quand monsieur Shakur apparaît plus vrai que nature. Vous l'aurez compris bien que virtuel, le travail effectué ici est tout simplement bluffant, la gestuelle, l’acoustique tout y était.
Revenir virtuellement à la vie pour un soir tel une invocation dans Naruto, ça tient du sensationnel pour tout les fans. Même en One Night Only, ça fait toujours plaisir.
Snoop Dogg est une légende du Rap Us. Ceci est un fait que j’espère incontestable. Ainsi, quand l'homme atteint de son vivant un niveau tel qu'il devient une icône indissociable d'une époque révolue. L'homme en question à plutôt tendance à se reposer sur ses lauriers et se permet entre temps toutes sortes de kiffs divers et variés (ciné, porno, country etc).
Artiste mordant la vie tel le toutou qu'il est, le Doggy Dogg est un artiste prolifique dans la mesure où nous avons droit tout les deux ans en moyenne à un nouvel opus dont les qualités font toujours débats sur les forums spécialisés. Après un Malice N Wonderland de très mauvaise facture, Snoop semblait avoir tiré toutes ses cartouches : direction artistique inexistante, thèmes redondant, sonorités sans saveurs. Il me fut facile à l"époque de classer notre chien aux cotés de ces rappeurs à la gloire passé s'accrochant aux branches en vain (LL Cool J, Redman etc).
Attention, le talent n'est pas ici cause, seulement force est de constater que les derniers projets en dates de ces monstres sacrés du Hip-Hop montrent bien qu'il leur est difficile de se renouveler complètement. Le dilemme qui se présente à eux est clair: satisfaire les fans de la 1ère heure ou surfer sur la nouvelle vague ou alors faire les deux en même temps. C'est ce dilemme fréquent ("Passion vs Money") qui accouche de projet bancale type "Back on My BS" de Busta Rhymes ou "Laser" de Lupe Fiasco.
Toutefois, si il y'en a bien un qui a su tenir le coup le cul entre deux chaise c'est bien notre Doggfather qui nous revient avec son nouvel album Doggumentary. Pour la petite histoire, si le mot "Buzz" est une nouveauté pour les médias français, ce phénomène est ancré dans le Rap Us depuis des décennies déjà (2Pac savait y faire à titre d'exemple). Ainsi, pour faire parler de lui, Snoop a surfé sur le sujet à la mode à savoir le mariage de William de Galles et Kate Middleton. Le rappeur de Long Beach ayant la réputation d’être un homme à femme s'est tout naturellement porter volontaire pour organiser l'enterrement de vie de garçon du Prince. Devant le refus de sa Majesté, fut enregistré le single "Wet" produit par David Guetta... En Bref, une fois la polémique de coté, c'est avec une oreille méfiante que je découvre ce nouvel opus.
Si la pochette assez sobre, nous présente un siège vide. Les esprits vifs et pessimiste s'imagine déjà un album vide de contenu ou alors imagine le retour inespéré d'un Roi prêt à s'installer de nouveau sur son trône. Deux visions pas si lointaine à l'écoute de l'album puisqu'à ma grande surprise, Doggumentary n'est pas avare de sonorités typiquement West Coast, en témoigne "Wonder What I Do" (produit par Battlecat), "We Rest In Cali" ou le crusin "The Weed iz Mine" feat Wiz Khalifa (produit par Scoop DeVille). Une atmosphère qui met du baume au coeur, et dont la liste de guestDaz Dillinger, E-40, Kokane, Too Short ne fait qu'enrober le tout.
La suite de l'album est malheureusement assez prévisible, la faute à une armada de Bangers efficace mais pas inoubliable pour autant; "My Fuckin House", "Boom", "Platinum" en featuring avec R. Kelly ou encore "It's Only D Thang" ne changeront pas votre quotidien d'auditeur pour autant. Cependant, dans cette vingtaine de titres c'est "Eyed Closed" en feat avec Kanye West et surtout "Sumthin Like This Night" en duo avec Gorillaz qui marquera les esprits. La rencontre entre ses deux entités offrant un morceau rafraîchissant qui m'évoque SA-Ra au niveau des sonorités et dont le flow haché du canidé assure l'osmose entre les deux univers.
Que dire de plus, avec cette album Snoop Dogg nous prouve une nouvelle fois son attachement à la WestCoast et à ses sonorités. Pourtant, chacun de ses albums démontre à quel point cette artiste a le cul entre deux chaises tant il est tiraillé entre produire un son mainstream et un son plus Street. En expert en la matière, force est de constater qu'il excelle dans ses deux catégories et qu'il découle sur un album cohérent, bien dosé et maîtrisé. The DoggFather peut se reposer tranquillement, son trône ne risque pas d’être pris de sitôt.
Crooner emblématique du Hip-Hop, Nate Dogg de son vrai nom Nathaniel Dwayne Hate est mort ce mardi 15 mars 2011 à l'age de 41 ans. Figure légendaire du Rap Westcoast, connu et reconnu pour ses légendaires refrain et sa voix d'or. Il laisse derrière lui d'innombrable fans, pourtant en attente d'un come-back artistique triomphant.
Cette attente, parlons en, était malheureusement justifié par l'arrêt tragique de la carrière du Dogg. En effet, c'est suite à deux attaques cérébrales subit consécutivement en 2007 et en 2008, qui laisse Nate Dogg partiellement paralysé.
Pourtant, avant de connaitre ce destin tragique la carrière de notre crooner fut des plus prestigieuse. Connu dans l'industrie pour ses nombreuses collaborations. Musicalement précoce, il fonde avec ses potes d'enfance Snoop Dogg et Warren G le groupe 213 qui obtient une bonne réputation dans les rues de Long Beach. Pourtant, c'est en collaborant étroitement avec le label Death Row que sa carrière commence officiellement. Ainsi en 1992 sur l'album de Dr Dre The Chronic il offre une perf' sur le titre "Deeez Nuuuts" assez plaisante. Dans la foulée, le titre qui lui apportera la reconnaissance du Rap Game est "Regulate" en feat avec Warren G, sorti en 1994, véritable perle West Coast et classique intemporelle.
Jouissant d'une crédibilité assez importante, Nate Dogg compte sortir son premier album solo. Toutefois, la construction de ce premier projet connaitra quelques difficultés puisque plusieurs des titres prévus pour son album finiront sur les opus de ses collègues. On pense de suite au célèbre "Aint no Fun" qui se retrouve sur le célèbre DoggyStyle de Snoop. C'est donc les feats à répétition avec Warren G, Dre ou 2Pac qui retarderont son 1er album G-Funk Classics Vol.1 : Ghetto Preacher, véritable chef d'œuvre G-Funk, il marque surtout son départ d'un Death Row en déclin.
La suite de sa carrière est connu de tous. En 2000 sort le second G-Funk Vol.2 et son titre phare "Nobody Does it Better", puis Music & Me en 2001 et le classique Soul Funk "I Got Love". Les années 2000 sont d'ailleurs celle des gros Bangers et des featuring à outrance: "Law Low" sur le Last Meal de Snoop, 21 Question avec 50 Cent et surtout "The Next Episode". C'est donc tout naturellement que se reformera plus tard 213 pour un The Hard Way des plus smooth.
Avec une carrière prématurément stoppé, qui était vraiment Nate Dogg ? Pour moi, c'était avant tout un fantastique crooner ayant démocratiser la G-Funk; pouvant donner vie à n'importe quelle tracks en apportant son soutien au refrain . Toutefois, c'est son effacement au profit des autres artistes tout au long de sa carrière qui nous a empêché, à mon sens, de voir tout son potentiel artistique. Il laisse néanmoins un véritable héritage puisqu'il est de ceux dont plusieurs s'inspire aujourd'hui (Akon, T-Pain etc). Parti bien trop tôt, Nate Dogg est pour moi, un nouveau grand dans le ciel tout simplement. Rest in Peace.
GT5 et Alan Wake sont sortis, il en sera de même pour Detox, projet maintes fois reporté par Dr Dre. Après avoir mis le 1er extrait "Kush" en ligne. Le Doc nous offre un video clip de son cru. Toutefois, je me permet de signaler que ce Kush n'est même pas une prod de Dr Dre. Alors 1ère douche froide ?
Après un Top 90 fort apprécié, je cède volontiers à la demande d'un nouveau Top Hip Hop consacré cette fois ci aux meilleurs albums de...
CrazySongz Radio
Punchline Shop
"Le Hip-Hop j'en ai rien à foutre" - Booba (Garde la pèche)
"La réalité est un cauchemar pour ceux qui rêvent" - Lino
"Tout le monde veut la même chose, mais personne ne veut que tu l'obtienne avant les autres" - Shurik'n (La Saga)
"Le bonheur des un fait le malheur des autres, même si tu fait semblant quelqu’un rêvera que tu te vautre" - Oxmo Puccino (Sans abri)
"Le Hip-hop est plein de gangsters en toc. Qui vivent dans des pavillons, nous prennent pour des couillons. Parlent de crime mais ne tuent que des papillons" - FAbe (Des durs, des boss..)