Les affaires sont les affaires. Le succès en demi teinte de la plateforme de streaming Tidal s'appuyant tout de même sur 4.2 millions d'abonnés et 25 millions de titres tout genres confondu; s'est vu revigorer par une stratégie d'exclusivité artistique (le dernier Kanye West exclusif à Tidal) lui assurant un poids non négligeable dans la guerre que se livre actuellement les mastodontes du secteur Spotify le leader et Apple actuel numéro 2.
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lundi 4 juillet 2016
Apple souhaite racheter Tidal (Jay-Z)
Apple négocierait âprement l’acquisition de Tidal, le service de musique en ligne du rappeur Jay Z, affirme le Wall Street Journal. Pourquoi en a-t-il besoin? Réponses de Bruno Crolot, ex-directeur du Midem, consultant pour le Sónar Festival à Barcelone et pour France Digitale.
Pourquoi Apple a-t-il besoin de Tidal?
Apple a décidé d’être réellement sérieux sur le streaming après avoir longtemps préféré le téléchargement, où il était leader avec le téléchargement à l’unité, grâce à iTunes. Avec l'acquisition de Tidal, Apple Music veut d’abord grossir sa base de clients. Ce service compte 15 millions d’abonnés, auquel s'ajouterait les 4,2 millions estimés de Tidal. Le principal rival d’Apple Music, Spotify, est loin devant avec 30 millions d’abonnés.
vendredi 25 mars 2016
Tidal le service de streaming de Jay-Z bientôt racheté ?
Spotify, Amazon, Apple Music se sont imposés comme les mastodontes incontournable de la distribution de musique en streaming. Faisant la pluie et le beau temps et des millions de Dollars par jour, c'est avec une avidité et un gout du challenge propre aux entrepreneurs que Jay-Z s'est lancé avec sa plateforme Tidal à la conquête de ce marché en pleine croissance avec l'ambition tenace de prendre sa part de marché et briser le triumvirat cité plus haut. Toutefois comme dans toute aventure financière, les galons du succès s'obtiennent le plus souvent avec perte et beaucoup de fracas à plus forte raison sur un secteur plus fermé que ne l'imaginait Jigga. Peinant à convaincre, CrazySongz propose un état des lieux expliquant ce semi-échec et comment l'ex rappeur compte jouer ses dernières cartes pour sauver les meubles.
lundi 11 janvier 2016
Quand David Bowie se faisait sample par le Rap [Reprise and Sample 20]
Il aura inspiré des générations de musiciens; de Cobain en passant par Diddy ou Gaga. Et restera comme LE génie pouvait passer du Rock au Funk sans déficit de crédibilité. David Bowie icône des 70 est mort ce 11 janvier 2016 des suites d'un cancer. En dehors du choc et du petit pincement qui rend ce début 2016 un peu morbide - surtout quand on sait qu'un nouvel album était attendu pour cette année - CrazySongz propose que nous nous souvenions à travers quelques samples, de l'héritage de l'ex Ziggy Stardust pour ce qu'il aura laissé de meilleur à la Pop Culture.
jeudi 11 juin 2015
jeudi 23 août 2012
Les meilleurs albums Rap US des années 90 [1996]
Pour beaucoup l'année 1996 est la période la plus prolifique du Hip-Hop US. L'année qui compte le plus de classique, l'année du climax de la guerre East vs West. Petit rappel des faits, depuis la fin des années 80 la Westcoast fait de plus en plus d'ombre à la cote Est au niveau des ventes. Malgré d'excellents albums, la East ne parvient pas à allier succès critique et succès commercial. Ainsi, il faudra attendre Illmatic de Nas et Ready to Die de Notorious BIG pour que la grosse pomme revienne au premier plan. Cependant, les choses sont loin d’être rose dans cette jeune industrie. Tupac Shakur, le rappeur le plus populaire (au delà des clivages east/west à l'époque) se fait tirer dessus en 1994 en bas d'un studio ou se trouvait au même moment P. Diddy et Biggie. Shakur survécut à l'attaque et à peine remis, fut condamné à 4 ans de prison pour une histoire de viol. En taule, Shakur pense que Puffy et Biggie étaient au courant du guet apens, ce que les deux nient en bloc. La situation connaît un nouveau rebondissement quand Suge Knight patron de Death Row (en délicatesse avec Diddy), fait sortir 2Pac de prison et le fait signé sur son label. Résultat, sous couvert d'une tension palpable, les artistes des deux cotes vont sortir une avalanche de classique qui fait que 1996 reste la plus grande année du Rap.
ps : Ah oui, petit spoiler. 2Pac n'est pas premier de ce classement ;)
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samedi 31 décembre 2011
Top 10 Rap Album 2011
Entre deux bouteilles de champomy joyeusement vidées. CrazySongz vous propose cette année encore; le traditionnel et incontournable classement des meilleurs albums Rap de l'année 2011. 2011 s'étant particulièrement démarqué par son nombre ahurissant de pétards mouillés. Il fut assez simple de mettre en lumière les albums ayant su remonter le niveau. Voyez par vous même.
10
Jay-Z and Kanye West - Watch The Thrones
Il parait que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Si vous êtes un fidèle lecteur de CrazySongz vous savez déjà que l'album est loin d'avoir fait battre mon coeur d'activiste sur le retour (lire la chronique). Cependant bien que misérable, ce projet commun entre Mr West et Jigga s'avère être la meilleure daube parmi toutes les autres daubes de l'année. Mais que l'on soit clair, ça reste une daube. Vous suivez ?
9
Saigon - The Greatest Story Never Told
'The Greatest Story Never Told' est sans contestation mon coup de coeur de l'année. Saigon s'est battu bec et ongle pour son bébé qui n'a failli ne jamais voir le jour (lire la chronique) et Dieu sait combien il a eu raison. Ambiance street et savoureusement new yorkaise. Cette neuvième place récompense la passion d'un artiste pour son art.
8
DJ Quik - The Book of David
'The Book of David' est le septième album de la légende du G-Funk DJ Quik. Sur ce nouvel opus, le beatmaker le plus sous estimé de la scène West Coast nous offre un album cohérent et à la musicalité tout simplement exemplaire. Ayant su se renouveler (pour certains se recentrer), Quik signe ici le meilleur Come Back de 2011. Plus d'info ici.
7
Evidence - Cats & Dogs
Autre coup de coeur de l'année, 'Cats and Dogs' d'Evidence. Hip-Hop westcoast sur des sonorités east; le tout imprégné de récits intimistes et riches en enseignement (si si). Sans aucun doute possible, le membre du Dilated People, a marquer 2011 au fer rouge. (lire la chronique)
6
J Rawls - The Hip Hop Affect
What The F***. Il parait que le dernier album de J Rawls 'The Hip-Hop Affect' est complètement passé inaperçu chez les amateur de Rap. Aussitôt j'enfile masque, cape et collant afin de réparer cette infâme injustice. Porteur d'un rap alliant Groove et beats soignés, sauvez donc votre âme meurtri en lisant la chronique de l'album.
5
J. Cole - Cole World: The Story Sideline
Rarement un rookie avait mis si peu de temps à s'imposer dans le game. Rarement un rookie a su montrer autant de maturité dès le premier album. Fraîchement signé sur Roc Nation, le nouveau protégé de Jay-Z signe avec 'The Cole World: The Story Sideline' la preuve irréfutable qu'il faudra désormais compter sur lui à l'avenir.
4
Common - The Dreamer/The Believer
Une quatrième place qui fera sûrement jaser mais qui est à mon sens pleinement méritée. Avec 'The Dreamer/The Believer', Common accompagné de No I.D à la prod nous offre un retour aux sources vers le son de Chi-Town. Dans la continuité de Finding Forever ont se plaît à retrouver le Common des débuts. Avec les crocs, et l'envie de prouver qu'il est meilleur que 80% des rappeurs du moment. Avec du Sense en gros. (Lire la chronique)
3
The Roots - Undun
The Roots c'est un peu le papy que tu aime aller voir le dimanche. En terrain connu, ont sait déjà qu'on aura droit à des histoires simples aux premiers abords, mais qui sont dans le fond d'une infime sagesse. Certes, avec 'Undun' la formule reste la même. Mais le storytelling tel qu'il est présenté dans son concept est d'une telle intensité, qu'il m'est difficile d'imaginer une autre place dans ce classement. (Lire la chronique)
2
Shabazz Palaces - Back Up
Sur la deuxième place du podium, l'excellent Back Up du collectif de seatlle: Shabazz Palaces. Si dès les premières notes Back Up est un album déroutant aux premiers abords, ce premier essai trouve toute sa saveur dans le choix pertinent des sonorités. Au niveau des textes, l'ensemble est à ma grande surprise assez militant ce qui n'est jamais de trop pour notre industrie si frivole.
1
Kendrick Lamar - Section 80
Trêve de suspens, le meilleur album de l'année 2011 nous vient de Californie. Avec Section 80, Kendrick Lamar révolutionne le son Westcoast. Alliant la soul, le jazz, le funk et le blues; Lamar en sort un son tout neuf. Le tout appuyé par des textes aux punchlines assassines. Si il y avait bien un album à ne pas manquer cette année c'est bien celui ci. Ou alors vous n'aimez pas le rap, fallait le dire tout de suite.
Ont fait le bilan calmement
Je ne vous le cache pas, en 2011 j'ai eu du mal à trouver mon bonheur dans les sorties proposées par la scène US. Néanmoins, certains albums manquant à ce classement valent le détour: l'excellent Charity Start Home de Phonte ou le Pledge de Killer Mike. Cependant, 2011 fut avant tout une année de transition. Et si beaucoup d'anciens comme Kool G Rap ou DJ Quik ont fait des retours triomphant, beaucoup d'entre eux ont eu du mal à faire l'unanimité (Common, The Roots). Chose encore impensable il y'a 5 ans. De l'autre coté nous avons les jeunes loups du Rap Game qui ont les crocs et ils sont bien décidé à mettre quelques vieux à la retraite. Ce classement en est la preuve, la relève est déjà là et s'installe confortablement. La suite (et la fin, lulz) en 2012.
J'en profite bien entendu pour vous souhaitez à tous et à toutes d'excellente fête de fin d'année. Ceci dit, Take Care et n'oubliez pas de suivre la page Facebook et Twitter de CrazySongz.
J'en profite bien entendu pour vous souhaitez à tous et à toutes d'excellente fête de fin d'année. Ceci dit, Take Care et n'oubliez pas de suivre la page Facebook et Twitter de CrazySongz.
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vendredi 26 août 2011
Jay Z & Kanye West - Watch The Throne [Chronique]
Une combinaison magique pour certain, une blague de très mauvais goût pour d'autre. Bien entendu tout le monde tombera d'accord pour confirmer que ce projet entre ces deux monstres sacrés que sont Jay Z et Kanye West, est un évènement majeur dans notre vieillissant Rap Game.
Néanmoins je ne prendrais pas le risque de vous ennuyer sur la genèse de l'album; le projet germant dans les têtes de nos deux comparses depuis pas mal d'années déjà. En passant sur la forme, à savoir une pochette dorée bling bling de mauvais goût, assez révélateur du contenu et de l'état d'esprit des artistes. De l'album en lui même, un constat s'impose d’emblé après plusieurs écoutes: Watch The Thrones est un raté.
D'un point de vue purement personnel je n'ai jamais été friand des super groupes ou des albums en commun à quelques exceptions près. Malheureusement, une fois n'est pas coutume. WTT cumule tout ce qui se fait de mauvais en la matière. Voyez vous, sous le nom Watch The Thrones -qui veut dire "regarde le trône" dans la langue de Molière- se cache une histoire. Ainsi sur cette 1ère chronique de la rentrée, je vous exposerai point par point comment Shawn Carter et West ont effectivement pondu une merde intersidérale posé confortablement sur le divin siège. Let's begin.
Commençons tout d'abord par les points positifs de l'album ce qui ma foi, va aller très vite. Les sonorités sont bonnes, les samples sont bien choisies (de Nina Simone sur "New Day" à Cassius sur "Why I Love You") et.. Et bien ça ne va pas plus loin. Malgré cette surenchère de beats bien lourd comme "Welcome To The Jungle" ou l'excellent "Otis". Il m'est besogneux de discerner un semblant de cohérence dans l'ensemble. Les tracks s’enchaînant sans réel rythme ni fil conducteur. Nous n'avons aucun liant entre les morceaux, ce qui a pour effet de rendre l'écoute incroyablement ennuyante.
Car si l'absence de direction artistique est facteur d'ennui, j'en profite par la même occasion pour pointer l’effarante carence d'alchimie entre Jay-Z et Kanye West. Quand je vous disais plus haut, que j'avais une véritable allergie vis à vis des projets commun c'est surtout dans la mesure où la sensation qu'un artiste est toujours plus en retrait vis à vis de l'autre est à chaque fois une vérité. Ainsi sur WTT, au lieu d'un véritable album commun découlant sur un produit sentant le neuf; nous avons droit à un opus où Kanye semble avoir invité Jay-Z sur SON album. Tout simplement insupportable.
Conséquence, malgré un attrait commun pour l'egotrip "That's My Bitch" (produit par Q-Tip), "Who gon Stop Me", "Salut j'ai la plus grosse" (...) rien dans l'album ne renvoi au coté street de Jay Z - vous me direz qu'on y songe plus depuis fort longtemps mais bon - bien au contraire tout nous ramène à l'univers Pop-Rap de West. En définitive, cet album commun entre Kanye West et Carter ravira sans trop de mal les fans du premier. Quant au fans de Jigga, ils écouteront les Blueprint en attendant un nouvel album sentant bon la Swag et la Street. Still believe.
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