vendredi 14 mars 2014

Top 10 Rap Album 2013

L'année 2013 confirme une tendance qui s'est globalisée dans le Rap Game. Le Rap Hardcore c'est de l'histoire ancienne. Le Rap de l'année 2013 assume son mariage avec la Pop après un divorce à l'amiable avec le Rnb et les samples Soul. Propre sur eux, se laissant aller à quelques "f*ck" ou "nigga" pour prouver à la middle class blanche qu'ils sont encore Noirs et Rappeurs; le constat dans une industrie qui sait désormais ou elle va (là ou il y a de l'argent) ne se fatigue plus à exprimer une identité de puriste. Ainsi, c'est sans complexe que les différentes influences qui ont bercés nos artistes viennent garnir les compositions des albums "Rap" de l'année, le problème qui se pose alors reste à définir ce qu'est véritablement le Rap avec un grand "R". Depuis la mort lente et douloureuse des identités "East and West", personne ne se soucie véritablement de voir des Rappeurs East pompés sans vergogne le style South ou du Middle West, que ce soit dans l'apparence, dans les thèmes (redondant), les "flows" (sic) ou dans les beats. En conclusion, l'année 2013 de notre Rap d'outre atlantique nous donne un goût d'aseptiser et d'uniformisation. Du triomphe indiscutable du soft Rap (que j'expliquerai dans un dossier spécial sur CrazySongz), il est bon de rendre hommage à ceux qui ont su tirer leurs épingles du jeux sur cette période.


10
Childish Gambino - Because The Internet


Rappeur, acteur et totalement inoffensif (pour les oreilles aussi). Pourquoi pas. (écouter un extrait)




9
ASAP Ferg - Trap Lord


L'ASAP Crew est cool. On s'attendait à un album pour hipster et on en ressort avec un album pour "hipster écoutable", bonne pioche. (écouter un extrait)



8
Mac Miller - Watching Movies with the Sound Off


Je me suis moi même surpris à regarder la télé sans le son; et sans surprise c'est à ce moment que tu te rend compte que la télé c'est de la merde. Pour en revenir aux Rap, Mac Miller est un des futurs prometteur du Rap (il tiendra sans l'abus de drogues et de neknomiation(écouter un extrait)



7
Drake - Nothing Was the Same



Le Pape François du Rap Soft surprend avec un Nothing Was the Same toujours aussi "cul cul" dans le ton mais avec un Rap/Rnb qui trouve un meilleur équilibre sur cet opus. Allez, encore deux albums et je pourrais mater "Nuits blanches à Seattle" avec un gros pot d'Haagen Dazs. (écouter un extrait)



6
Danny Brown - Old


Un Andre 3000 wannabe croisé avec Ludacris, empruntant les flows et les beats comme on emprunte les caleçons de son frère. Pourtant, force est de constater que la formule marche du tonnerre avec l'album bangers de l'année. (écouter un extrait)



5
Pusha T - My Name is My Name


Peut on faire pire titre pour un album ? Peu importe au fond, si Pusha T est un rappeur que je trouve surévalué par les adorateurs d'OFIVE (?), force est de constater que "mon nom est mon nom" reste un des incontournables de l'année 2013. (écouter un extrait)



4
Eminem - The Marshall Mathers LP 2


Et si tu lisais ma chronique >>> lire la superbe chronique de Terence O svp(écouter un extrait)


3
Kanye West - Yeezus


Chaque fois c'est pareil. Kanye West raconte de la merde dans ces textes. Au point où l'envie de retrouver ma prof d'anglais pour lui faire payer mon instruction se fait ressentir à chaque écoute. Et pourtant, ces merdes que monsieur Kardashian débitent ne sont pas plus scandaleuses que les conneries raconter par ses collègues cité plus haut dans le classement. Non, ce qui fascine finalement avec Kanye c'est que le beat l'emporte toujours, en dépit de toute vos réticences, l'univers de West vous entraîne sur la piste à l'image de la grosse qui vous demande de zouker avec elle en soirée... (écouter un extrait)



2
J. Cole - Born Sinner


Oh un rappeur avec un grand R ! Mais pourquoi diable  n'est il que second ? (écouter un extrait)



and the Winner is


1
ASAP Rocky - Long.Live.ASAP


Pourquoi ASAP Rocky est premier ? Quelques raisons simples et compréhensible de tous. 

1 : Le seul véritable auteur compositeur de sa génération (polyvalent comme pas deux)

2 : Assume son image soft (ou se fout totalement des étiquettes), ce qui donne une musique libre dans son expression.

3: Susceptible de plaire aux Puristes pour son approche avant-gardiste du son et de l'image et de plaire aux femmes et Hipsters (pour les mêmes raison ?)

4: Une plume bourrée de références à la Pop Culture. L'ex-nerd que je suis prend son pied.

5 : En accord avec son époque tout en ayant une certaine avance en terme d'imagerie.

6 : Ringardise Kanye West

7: Un Swagg pas dégueulasse (écouter un extrait)


Conclusion: Parce-qu’il en faut toujours une 

Le Rap Hardcore est mort (depuis 1996 ?). Le Rap Soft par son contenu éclectique et plus grand publique n'est pas dépourvu de qualité, bien au contraire il peut être une source intarissable de créativité. Le danger si il existe, serait qu'il sacrifierait de fait, l'imagerie d'un Rap aux codes "afro" au profit d'un Rap plus industrialisé (encore plus qu'il ne l'est déjà) et qui entraînerai comme réflexe de défense un Rap faussement Hardcore encore plus stéréotype de l'autre coté. Conséquence, plus vous verrez de Jeans slim et de skateboard et plus vous verrez des Maserati et des fesses pleine de cellulite dans vos clip, comble du comble parfois les deux en même temps. Un mal pour un bien, a moins que le mal n'existe pas dans ce cas là ? Peu importe au fond, de ces deux extrêmes s'offrent à nous autres auditeurs le droit de choisir ce qui nous plait dans ce panier pourri de Raps. Pour le meilleur et pour le pire.

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