samedi 23 juillet 2011

Amy Winehouse R.i.p (1983-2011)

Die Like A Rock Star

Amy Winehouse est morte. Samedi 23 juillet est une triste date pour tout les amateurs de Soul Music. Véritable chef de file du mouvement revival "back to basic", Winehouse est et restera l'artiste qui a réconcilié la Soul avec le grand public. Une personnalité excessive et provocatrice ("Rehab"), connue mondialement pour ses multiples frasques qui ont fait (et feront dans les jours qui suivent) le bonheur de la presse à scandale. Malheureusement, sa dépendance aux drogues dures a complètement éclipsé sa musique, raison pour laquelle ce décès bien que tragique ne créera à mon avis que peu de surprise et surtout ne suscitera que peu de compassion. En dehors des critiques acerbes que vous pourrez lire sur le net, je souhaitais sincèrement qu'elle surmonte ses démons et qu'elle nous revienne avec un album tonitruant et de qualité. En ce 23 juillet, le sort en a décidé autrement et Amy Winehouse à 27 ans rejoint le cercle fermé de ces légendes mortes trop tôt et au même âge: Jim Morrison, Kurt Cobain, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jeff Buckley...


Une chose est certaine, ce soir nous ne retiendrons que la musique.


Chronique de Frank (1er album d'Amy Winehouse) 



samedi 16 juillet 2011

Jill Scott - The Light Of The Sun [Chronique]

La sortie d'un nouvel album de Jill Scott est toujours un évènement particulier dans la vie des amateurs de sons smooth que nous sommes. En ces temps où nos oreilles se retrouvent orphelines de grandes chanteuses assumant leurs rangs; force est de constater que peu à peu le genre que nous apprécions dans ses pages, peine à surprendre et succombe doucement dans la mélasse eurodance du moment.

Jill Scott, tel le dernier maître de l'air, représente à mes yeux une sorte de messie sexy à la voix voluptueuse. Superlatifs et adjectifs qualitatifs ne seront pas suffisant pour exprimer tout le bien que je pense de cette dame enchaînant pépite sur pépite depuis 1997, avec entre autre son 1er album désormais classique : Who is Jill Scott Words & Sound vol.1. Seulement voila, 1997 c'est loin et dans les années 2000 rare sont les icônes à ne pas avoir perdu le "nord artistique" (un gros bisous à Laurynn Hill). Après avoir clôturé la trilogie Word & Sounds en apothéose avec The Real Thing. Le nouveau chapitre qu'ouvre Jill Scott avec The Light of The Sun est il synonyme de renouveau ou de continuité ? Pressons la touche play sans trop attendre.

Ce 4ème album studio de notre native de Philadelphie est à prendre comme un album positif aux vertus thérapeutique. Pour marquer le coup, c'est sous le giron de son nouveau label Blue Babe Records/Warner et sous la houlette de JR Hutson et Dre & Vidal à la production que s'est construit le projet. Une production qui se révèle dans l'ensemble sans surprise puisqu'au final c'est surtout les thèmes et l'interprétation qui prime ici. Et les thèmes parlons en. The Light of The Sun nous conte les péripéties amoureuses d'une femme qui souhaite reprendre le gout de vivre après maintes et maintes déceptions ("Blessed"). Une volonté d'aller de l'avant qui s'exprime sur plusieurs titres comme le punchy "Shame" en duo avec la revenante Eve ou les ensoleillés et très cruisin' "So in Love" en feat avec Anthony Hamilton et  "Rolling Hills".

Néanmoins toute bonne histoire, quelle soit d'amour ou musicale est de temps à autre propice aux risques et aux bouleversements. Et sur le plan musical la seule réelle prise de risque et d'innovation se trouve sur "All Cried Out Redux" où notre philly girl pose sur le beat box du pionner Doug E. Fresh, le tout saupoudré d'une ambiance piano bar bien trouvée. N'en cherchez pas plus coté innovation, une fois passé ce morceau les fans se retrouveront avec plaisir en terrain connu.

D'ailleurs si musicalement Jill Scott renoue pour notre plus grand plaisir avec le son Nu Soul qui a fait son succès elle renoue par la même occasion avec ses thèmes mélancoliques et Sexy. Comme si après avoir retrouvé l'amour en début d'album, celle ci se devait d'exprimer ses craintes à nouveau: "So Gone (What My Mind Says)" en feat avec l'improbable Paul Wall, "Hear My Call" ou encore "Boom Vent Suite" et son ambiance pluvieuse et d'une durée de 9minutes. Comme il est d'usage, les périodes troubles et en proie aux doutes trouvent souvent solution avec un bon gros câlin. La belle s’exécute sur une flopée de ballades romantiques et sexy comme "Missing You" et le particulièrement humide "Make You Wait". Cependant, Miss Scott est tout sauf une femme facile, et le clame fort doucement sur "Womanifesto" où elle renoue avec brio avec le spoken word dont elle est passé maître avec le temps.

15 Tracks de plaisir, il est déjà  temps de conclure. De mon avis de fan, ce 4ème album est loin d’être le meilleur projet de Jill Scott. Icône respectée de la scène Soul et Nu Soul, The Light Of The Sun n'apporte pas assez de sonorités et de thèmes pouvant amener du frai dans le paysage Nu Soul actuel, à certains moment elle semble même s'abaisser aux rangs des chanteuses Rnb lambda (feat hip hop douteux par exemple). A défaut, cet album promet au moins 55minutes de soleil non-stop à consommer seul ou à deux. Ce serait con de refuser en ce moment.

mercredi 29 juin 2011

Lady Gaga - Born This Way [Chronique]

L'icône Pop sponsorisée par Charal est de retour. Propulsée nouvelle reine de la Pop suite au déclin artistique et physique de Madonna... Lady Gaga, de son vrai nom Stefani Joanne Angelina Germanotta nous concocte depuis un an son "3eme" album, suscitant pas mal d'espoir et d’interrogation. En effet, celle qui fut nommée femme la plus puissante de l'année 2011 par le magazine Forbes a su crée le buzz autour de son nouvel album grâce aux réseaux sociaux : Twitter en tête. En bonne people 2.0, c'est à coup de tweet que la promo de Born This Way fut assurée. Leak après leak, c'est une bonne poignée de titres que les fans ont pu découvrir au fil des mois.

Résultat des courses, l'album qui a la lourde tache de succéder au désormais classique "The Fame Monster" est bien en dessous des espoirs placés en lui. Explication.

Ce qui gène avant tout dans l'album c'est la posture gimmick que prend ce nouvel album. En clair, notre nouvelle icône pseudo trans-genre semble prisonnière de son personnage. A l'instar d'un Eminem et ses récurrentes attaques (Pop star, sa mère etc), Gaga répète une nouvelle fois une formule artistique, qui commence en plus d'agacer pas mal de monde, à sentir le réchauffé. Point d'attaque sur cet album, nous avons par exemple droit à la sempiternelle vision personnelle de l'artiste sur le christianisme sur le single "Judas" ou "Black Jesus Amen Fashion" ou l'intro "Marry The Night" et ses orgues electro. Et vu que nous sommes si bien dans le bureau des reproches, mettons le doigt sur l’enchaînement maladif de quelques clichés présent sur l'opus comme l'insupportable "Americano" ou "Scheiße" et ses riffs sur-joués.

Nous ferons volontairement l'impasse sur les quelques "inspirations", "Born This Way" vs "Express Yourself" de Madonna ou le sensuel "Governement Hooker" très étrangement proche du "Gimme More" de Britney" au niveau des sonorités... Amis de l'originalité, passez votre chemin.

Mais ne vous méprenez pas, l'album bien en étant en dessous de son prédécesseur n'est pas un mauvais album pour autant. Bien au contraire. Si le manque d'implication de RedOne sur le projet se fait cruellement ressentir, notons que les atouts ayant fait le succès de The Fame Monster sont encore présent. Sonorités 80's et EuroDance/Electro-Pop savoureusement travaillé et calibré pour le live (et pas le dancefloor), en témoigne "Highway Unicorn"ou l'excellent "Fashion of his Love". C'est concrètement en deuxième partie que se trouve le meilleur de l'album.

Quand est il au final ? Après un The Fame Monster tout simplement génial, force est de constater que nous avons affaire à un monstre de trivialité avec Born This Way. Tout en étant supérieure à la concurrence actuelle, Gaga se perd en faisant appel à des références déjà reprisent par d'autres avant elle. Difficile alors de ne pas prendre la banalité sonore de l'opus en considération. Il est clair que Lady Gaga va devoir sérieusement se renouveler au niveau du fond, sans quoi elle finira par totalement disparaître en ne privilégiant que la forme.

samedi 25 juin 2011

Les 15 plus belles plumes du Rap Français



Le Rap français a dorénavant sa place dans le paysage musical français (en apparence). Rappeurs en prime time sur tout les grands Talk Show (Grand Journal, Cauet etc), invité sur des scène à la Taratata. Le rap hexagonal "mainstream" a petit à petit fait son trou dans une industrie en pleine crise identitaire. Cette évolution du regard de l'industrie sur le Rap s'accompagne avant tout d'un changement de regard sur les rappeurs. Parias trash aujourd'hui adulés (exemple: Joey Starr), les personnalités hautes en couleurs ont peu à peu pris le pas sur la base même: les textes. Faites le test, visionnez une interview d'un La fouine ou d'un Booba et vous remarquerez que les entretiens parlent à 90% de la vie privée. Dans le meilleur des cas, les 10% de questions musicales seront d'une banalité aussi prévisibles qu'une scène porno. Dans toute cette frivolité, nous pouvons nous demander si le Rap francophone ne s'est pas perdu en chemin. Ceci étant, CrazySongz souhaite dans la subjectivité totale, revenir à l'essentiel faisant fi de la "technique", du "flow" et de "l'attitude"; en rendant hommage aux mots et aux 15 plus belles plumes du Rap Français. Sans plus attendre...

15
Doc Gyneco

Avant de cliquer sur la croix en haut à droite, rendons à César ce qui est à César. Avant de passer du coté obscur. Bruno Beausire fut pendant mon enfance un des meilleurs MC de sa génération. Enchaînant les performances devenues classiques aujourd'hui (cf: son couplet sur Tout Saigne en feat avec la Clinique ou encore Nirvana). Il restera dans l'histoire comme un ambassadeur du son G-Funk à la française. Malheureusement, force est de constater que l'homme a clairement raté sa fin de carrière (en crachant sur la banlieue par exemple...). Une dernière place rendant hommage au classique "Première Consultation" en souvenir du bon vieux temps.







14
Nessbeal

Un classement des plus belles plumes du Rap français n'aurait eu aucune crédibilité sans la présence de Nessbeal. Avec un 1er album "la mélodie des briques" quasi classique et possédant une qualité d'écriture reconnue par l'ensemble de la critique. L'ex Dicidens s'est spécialisé dans des textes mêlant storytelling et introspection profonde. Si aujourd'hui ses textes sombres proche du spleen ont laissé place à des textes teinté d'humour noir. Nessbeal n'en reste pas moins une valeur sure pour l'avenir.



13
Lino

La moitié d'Arsenik fait une entrée logique dans ce classement. Lino c'est avant une légende du 95 et surtout tout une véritable machine à punchlines vindicatives poussant à la réflexion. Très Street dans ses textes, il faut souvent se passer ses morceaux plusieurs fois pour en capter le sens. À ne pas mettre aux oreilles du premier venu.


12
Booba

OMFG, What The Fuck et tutti quanti ! Non, Booba n'est pas le 1er de ce classement. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis de ceux qui pensent que le Booba actuel (loin d'être mauvais) est clairement en dessous de ses réelles capacités. Pour vous faire une idée, c'est comme Goku se contentant de se battre en Super Sayan 2 alors qu'il peut atteindre le niveau 4 sans aucun problème. En gros, c'est le Booba du Time Bomb que je plébiscite ici. Ce dernier se reposait sur des mélodies beaucoup plus simples et lâchait des rimes fédératrices aux punchlines subtiles et incisives. De nos jours notre B.2.O se complaît dans l'Egotrip à outrance et les beats accrocheur avec un vocabulaire des plus pauvres (un comble pour un riche). Faut croire que ça plaît.


11
Rohff

Pour ne rien vous cacher la présence de Rohff dans ce classement a fait débat. Non ce n'est pas une blague. L'idée de base fut de le mettre dans la même position que Booba, tant les trajectoires de ces deux frères ennemis du rap français sont similaires sur certains points. Premier points important, les deux sont grandement influencés par 2Pac et Biggie. Au niveau des textes, il est tout de même incroyable de constater à quel point l'égotrip a pris une place prépondérante dans leurs carrières. Surprenant de voir le manque d'originalité au niveau des sonorités qui se résume au final à un enchaînement de Beats "Lourds" ou d'Auto-tune indigeste. Pour en revenir aux lyrics, l'homme fort de Vitry offre tout de même des thèmes plus variés et plus introspectif que son rival et crevons l'abcès Rohff a beaucoup plus de potentiel sur la durée, le tout prouvé par des morceaux fleuves comme "Regrette" le placant comme un équivalent d'un Nas en français. Néanmoins il est comme Booba, un rappeur qui est loin de son réel niveau. Pour moi, ces deux MC se reposent clairement sur leur lauriers. Certains estiment même que leurs niveau est en chute depuis qu'ils ont atteint le statut classique avec leurs albums, respectivement "Temps Mort" et le "Code de l'honneur", un avis que je ne partage pas. Néanmoins une question se pose. Pouvons nous reprocher à un artiste un changement artistique quand le message qui arrive à nos oreilles ne nous convient plus ? Peut être que le problème est chez l'auditeur au bout du compte ? À méditer.


Mais tout de même, -et c'est une critique globale du Rap français- comment certains médias "spécialisés" peuvent nous parler de prises de risques, quand la direction artistique d'un album se contente de plagier bêtement les sonorités US à la mode ? S'inspirer du Rap US actuel est peut être la pire erreur du Rap hexagonale aujourd'hui. Copier une musique où la forme a pris le pas sur le contenu donne les sons navrants dont une grande partie des auditeurs peinent à accrocher. Loin d’être conservateur, je pense tout simplement que le Rap français se doit d'avoir son propre style et pas se rabaisser à copier.



10
Ekoué

Le plus diplômé du Rap français est une des plumes respectés du Game. Néanmoins il rate le podium pour une simple question de feeling mélodique. Au delà de ça, Ekoué reste la figure emblématique d'un Rap conscient et militant. Si certains lui reprocheront l'insulte gratuite et son tempérament d'intello bourru, CrazySongz rendra plutôt hommage à un artiste brut de décoffrage, n'hésitant pas à dire le fond de sa pensée sans prendre de gant et dans une  poésie indiscutable.





9
MC Solaar

MC Solaar est une des plus belles plumes du Rap, pourtant peu le considère comme un rappeur à part entière. Il faut avouer que sur certains de ses titres le doute peut s'installer aux premiers abords. Sans nous aventurer sur le terrain glissant des choix artistiques, les textes de Monsieur Claude sont d'une profondeur tout simplement inégalés par ses pairs. Références bibliques, voir Pop-Art et urbaines. Les textes de Solaar sont à ma connaissance les premier  qui furent proposés aux élèves dans les universités.


8
Kery James

Le Grand Frère du Rap français se retrouve sur la 8ème marche. Chantre du Rap "conscient". Kery James appuie souvent là ou ça fait mal. A tel point qu'il passe pour beaucoup pour un moralisateur hypocrite dans la mesure où son discours s'est retrouvé affaibli suite à plusieurs faits divers. Suscitant la controverse, il est pour moi un MC plein de bonnes intentions derrière le micro; en dehors de ça il n'est qu'un homme avec tout ce que ça implique comme force et faiblesse.


7
Ol Kainry

Le rappeur qui tweet plus vite que son ombre fait une entrée fracassante dans ce classement. Ol Kainry c'est le MC qui comme son nom l'indique se rapproche le plus du Rap Eastcoast. Flow et lyrics hargneuse et punchlines à tire-l'arigot. En plus de textes souvent teinté d'humour et d'égotrip bien placé, l'ensemble n'est pas avare références à la pop culture ou autre "geekeries" comme les comics ou les jeux vidéos. Le seul reproche le concernant serait le manque relatif de storytelling dans ses albums. Un exercice dans lequel il est pourtant excellent comme le prouve des morceaux comme "Scène de bâtard" ou "Frédéric". Sûrement l'artiste dont la présence dans le classement attirera les foudres d'un bon nombres de suiveurs. Vu le niveau actuel du celui qui se pavane, je peux comprendre.


6
Disiz la Peste

Comme Ol Kainry cité plus haut, Disiz la Peste est friand de récit mêlant introspection et storytelling le tout saupoudré de namedropping et de référence geek. Cette 6eme place dans le classement se justifie par la cohérence de ses albums et des prises de risques tout au long de sa courte carrière. Courte carrière puisqu'il faut dorénavant le nommer Disiz Peter Punk et l'écouter faire du rock pas vraiment crédible. Ceci avant qu'il revienne au Rap en jouant les sauveurs.





5
Akhenaton

Techniquement au dessus du lot, généreux en figures de style et en assonances; le leader d'Iam n'est pourtant pas sur le podium par un simple soucis de feeling (classement ultra subjectif faut pas l'oublier). En clair, si les talents d'écriture d'AKH sont incontestables c'est plutôt contre son flow que je peste. Tout comme Lino, il m'est insupportable de mettre un morceau en boucle pour comprendre l'ensemble du texte. Une histoire de compréhension ou un problème de "Miel Pops" dans les oreilles, va savoir...


4
Shurik'n

Une anecdote pour vous introduire le numéro 4 du classement. En 99 mon cousin débarque de New York.  Avec le patriotisme américain de rigueur, il me sort de sa valise les derniers albums hot du moment : DMX, Mystikal, Kelis etc. Croyant me rabattre mon clapet, je lui fit écouter le 1er album de Shurik'n. Bluffé et en extase, son seul souvenir de vacance fut le classique "Où je vis". Véritable chef d'oeuvre en terme de beats et de storytelling. Pour moi, le Rap Français était clairement au niveau des américains à cette époque (quasiment supérieure même) . Tout cela pour dire qu'à mon sens Shurik'n est de ces MC qui aurait du tutoyer les sommets en solo (son pote AKH ne s'est pas privé lui).


3
Oxmo Puccino

Un classement des meilleurs plumes sans Oxmo Puccino, c'est comme la blogosphère sans CrazySongz. Tout simplement inimaginable. Chouchou des médias par la qualité de ses textes et son tempérament de Dandy mélancolique. Oxmo c'est une carrière de plus de 15 ans sans fausse note ou dérapage. Véritable activiste Hip-Hop, il est de ceux qui font progresser le rap par des textes riches et réfléchis. Celui que l'on nomme le "Black Jacques Brel" pour son  sens de la métaphore aiguë est à mon sens l'exemple à suivre pour la nouvelle génération.


2
Fabe

Numéro 2 de ce classement, le légendaire Fabe. Artiste ayant connu la gloire dans les sacro-saintes années 90 avec la Scred Connexion. Fabe se démarque par des textes aux lyrics savoureusement  impertinentes et des thématiques aux portées générationnelle. Aujourd'hui à la retraite, sa vision cru et réaliste de la société de la française (qui na pas tant changer) se retrouve sur une petite discographie de 4 albums. Qu'on se le dise, c'est 4 albums, et 4 classiques bien entendu. Qui dit mieux ?




1
Rocé

Numéro 1 logique de ce classement. Rocé. Plusieurs fois lauréat de concours d'écriture, auteur de plusieurs texte bouleversant d'authenticité. La plume de Rocé est pour CrazySongz la meilleure du circuit. Pas besoin de longs commentaires, sa musique suffit.




Hey mais ta oublier...

Ceux qui auront tenu jusqu'ici se rendront compte qu'il manque de gros noms à ce classement : Busta Flex, Despo RuttiKool Shen, Youssoupha, Médine, Hi-Fi... Qu'à cela ne tienne, nous avons ici un classement purement subjectif et restreint dans la mesure où l'appréciation d'un texte varie selon les goûts et les attentes; il est normal que le résultat ne plaise pas à tout le monde. L'idée de base, était de faire voter les internautes venant de plusieurs forums. Plus démocratique, c'est surement sous cette formule qu'un prochain classement sera établi sur CrazySongz. Concernant le résultat d'aujourd'hui, un constat s'impose. Les meilleurs plumes du Rap Français, sont avant tout des vétérans confirmés qui n'ont plus rien à prouver. Les facteurs déterminant réside dans l'authenticité des textes qui rendent l'auteur et son récit crédible aux yeux du public. Un bon hip-hop est celui qui arrive à exprimer les choses en rythme et de manière habile. C'est le rap que CrazySongz aime mettre en avant et surtout le rap dont nous amateur, pouvons être fier de faire découvrir.

mardi 24 mai 2011

Reprises et Sample en Musique [Episode 6] - Lady Gaga


Pas de reprise ni de sample cette semaine; mais un bon gros plagiat des familles. Les férus d'actualités musicale n'ont pas pu ignorer la controverse suscité par le single "Born this Way" de Lady Gaga. Titre plagiant sans grand talent le classique "Express Yourself" de Madonna. Au final, c'est une Gaga gêné qui reconnaîtra publiquement sa large inspiration et ira jusqu'à rendre hommage à la reine de la Pop a la fin de son Clip. Tout est bien qui copie bien.



vendredi 13 mai 2011

Reprises et Sample en Musique [Episode 5] - 50 Cent sample Erykah Badu


50 Cent est surement le rappeur le plus controversé de sa génération. Et si pour beaucoup, son talent est enfoui sous ses millions de dollars, force est de reconnaître qu'il est de ceux qui savent encore crée la surprise et prendre son public à revers. Auréolé de succès avec son 1er album "Get Rich and Die Tryin", Curtis Jackson s'est pourtant attiré les foudres des "puristes" avec son second album "The Massacre". Sorti en 2005, cet album définitivement plus commercial que le précédent a pourtant quelques perles qu'il serait idiot d'ignorer.

Pour ce nouvel épisode des R&S, je vous propose le titre "Ryder Music" (produit par Hi-Tek) qui sample  le classique "One" de Busta Rhymes et d'Erykah Badu. Suite à ce sample, le sonorités empruntés par le rappeur du Queens en ressortent plus Street et se marient parfaitement avec son flow. Le meilleur titre de l'album tout simplement.



dimanche 8 mai 2011

Snoop Dogg - Doggumentary [Chronique]

Snoop Dogg est une légende du Rap Us. Ceci est un fait que j’espère incontestable. Ainsi, quand l'homme atteint de son vivant un niveau tel qu'il devient une icône indissociable d'une époque révolue. L'homme en question à plutôt tendance à se reposer sur ses lauriers et  se permet entre temps toutes sortes de kiffs divers et variés (ciné, porno, country etc). 

Artiste mordant la vie tel le toutou qu'il est, le Doggy Dogg est un artiste prolifique dans la mesure où nous avons droit tout les deux ans en moyenne à un nouvel opus dont les qualités font toujours débats sur les forums spécialisés. Après un Malice N Wonderland de très mauvaise facture, Snoop semblait avoir tiré toutes ses cartouches : direction artistique inexistante, thèmes redondant, sonorités sans saveurs. Il me fut facile à l"époque de classer notre chien aux cotés de ces rappeurs à la gloire passé s'accrochant aux branches en vain (LL Cool J, Redman etc).

Attention, le talent n'est pas ici cause, seulement force est de constater que les derniers projets en dates de ces monstres sacrés du Hip-Hop montrent bien qu'il leur est difficile de se renouveler complètement. Le dilemme qui se présente à eux est clair: satisfaire les fans de la 1ère heure ou surfer sur la nouvelle vague ou alors faire les deux en même temps. C'est ce dilemme fréquent ("Passion vs Money") qui accouche de projet bancale type "Back on My BS" de Busta Rhymes ou "Laser" de Lupe Fiasco.

Toutefois, si il y'en a bien un qui a su tenir le coup le cul entre deux chaise c'est bien notre Doggfather qui nous revient avec son nouvel album Doggumentary. Pour la petite histoire, si le mot "Buzz" est une nouveauté pour les médias français, ce phénomène est ancré dans le Rap Us depuis des décennies déjà (2Pac savait y faire à titre d'exemple). Ainsi, pour faire parler de lui, Snoop a surfé sur le sujet à la mode à savoir le mariage de William de Galles et Kate Middleton. Le rappeur de Long Beach ayant la réputation d’être un homme à femme s'est tout naturellement porter volontaire pour organiser l'enterrement de vie de garçon du Prince. Devant le refus de sa Majesté, fut enregistré le single "Wet" produit par David Guetta... En Bref, une fois la polémique de coté, c'est avec une oreille méfiante que je découvre ce nouvel opus.

Si la pochette assez sobre, nous présente un siège vide. Les esprits vifs et pessimiste s'imagine déjà un album vide de contenu ou alors imagine le retour inespéré d'un Roi prêt à s'installer de nouveau sur son trône. Deux visions pas si lointaine à l'écoute de l'album puisqu'à ma grande surprise, Doggumentary n'est pas avare de sonorités typiquement West Coast, en témoigne "Wonder What I Do" (produit par Battlecat), "We Rest In Cali" ou le crusin "The Weed iz Mine" feat Wiz Khalifa (produit par Scoop DeVille). Une atmosphère qui met du baume au coeur, et dont la liste de guest Daz Dillinger, E-40, Kokane, Too Short ne fait qu'enrober le tout.

La suite de l'album est malheureusement assez prévisible, la faute à une armada de Bangers efficace mais pas inoubliable pour autant; "My Fuckin House", "Boom", "Platinum" en featuring avec R. Kelly ou encore "It's Only D Thang" ne changeront pas votre quotidien d'auditeur pour autant. Cependant, dans cette vingtaine de titres c'est "Eyed Closed" en feat avec Kanye West et surtout "Sumthin Like This Night" en duo avec Gorillaz qui marquera les esprits. La rencontre entre ses deux entités offrant un morceau rafraîchissant qui m'évoque SA-Ra au niveau des sonorités et dont le flow haché du canidé assure l'osmose entre les deux univers.

Que dire de plus, avec cette album Snoop Dogg nous prouve une nouvelle fois son attachement à la WestCoast et à ses sonorités. Pourtant, chacun de ses albums démontre à quel point cette artiste a le cul entre deux chaises tant il est tiraillé entre produire un son mainstream et un son plus Street. En expert en la matière, force est de constater qu'il excelle dans ses deux catégories et qu'il découle sur un album cohérent, bien dosé et maîtrisé. The DoggFather peut se reposer tranquillement, son trône ne risque pas d’être pris de sitôt.

samedi 23 avril 2011

Les Nubians - Nü Révolution [Chronique]

Il est des retours que les amateurs de Nu Soul apprécieront plus que d'autre. L'annonce du nouvel album du des Nubians est évidemment de ceux là tant il est représentatif d'un genre musical déjà vieux de 20 ans. En effet, si le genre est né avec des artistes tel que Sade, D'angelo ou Raphael Saadiq. Il ne fait aucun doute que les Nubians ont apporté une immense pierre à l'édifice avec "Princesse Nubiennes" en 1998 et "One Step Forward" sorti en 2003. 6 ans après leur dernier album "Echo", nous retrouvons Cécile et Hélène Faussart qui nous livre avec Nü Revolution, un album qui en ces jours sombres apportera, (on l’espère) un peu de soleil dans notre paysage musical.

Ainsi, après une longue et reposante écoute de l'opus, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : Laissez donc entrer le Soleil ! Faisons simple; quand la musique parvient à vous déconnecté et à vous apaisé au point de louper votre rendez-vous galant, c'est déjà la preuve que l'objectif de tout à art (contemplation, évasion, relaxation) est atteint, et surtout que le Come-back de nos Franco-camerounaise est tout simplement réussi.

Un Come Back réussi puisqu'il tranche clairement avec les précédents albums par son ambiance coloré et ses thématiques. L'ensemble se veut beaucoup plus Uptempo qu'à l'accoutumé tandis que l'on baigne sans retenu dans un bain de sonorité africaine entraînante et positive. Clairement dans la mouvance AfroPop du moment, les "Faussart Sister" invitent à la fête le légendaire saxophoniste camerounais Manu Dibango sur "Nu Soul Makossa" pour peaufiné l'ambiance propre aux vieux continent.

Toutefois, malgré l'ambiance volontairement consensuel et AfroPop, la Nu Soul n'est pas en reste sur Nü Révolution. En témoigne le très chill "Veuillez Veiller Sur Vos Rêves" en feat avec le rappeur MC John Banzai (que les fans de Dela connaissent bien) le soulful "Déjà Vous" avec Eric Roberson en invité de marque ou encore le rappeur Blitz sur "Les Gens" . N'en jetons pas plus (je vais vraiment raté mon rendez vous...), Nü Revolution est une réussite et s'avère être l'album le plus aboutit des jeunes femmes à ce jour. Indispensable bouffée d'air frai positive. Les Nubians offrent une ici un album qui en plus d’être admirablement bien produit, transpire la fierté des grandes femmes d'Afrique et se fait porte étendard de cette riche identité culturelle.

jeudi 21 avril 2011

mercredi 13 avril 2011

Wiz Khalifa - Rollin Papers [Chronique]

Aujourd'hui CrazySongz s’intéresse au rappeur le plus tatoué de sa génération. Non, les groupies il ne s'agit pas de Lil Wayne (quoique). Non, aujourd'hui nous allons nous pencher sur le rappeur en vogue Outre atlantique, son nom: Wiz Khalifa. Rappeur connu pour son hit "Say Yeah" présent sur l'album Deal or No Deal sorti en indé en 2006, notre jeune "espoir" fait son retour avec un 3ème album très attendu.

Catapulté "Rookie of The Year 2010" par The Source et plébiscité par des grands noms comme Snoop Dogg ou encore P.Diddy. Khalifa est dorénavant dans le grand bain mainstream au grand dam de ses plus vieux fans.

C'est donc désireux de marquer sa place dans les hautes sphères du Rap Game US, que ce natif du Dakota a concocté plusieurs Bangers difficile à sortir de tête. En bon One Hit Wonder, il fut difficile cette année de passé à coté du single Black & Yellow, véritable hymne pour sa ville Pittsburgh. Ce single produit par les scandinaves StarGate marque le fil artistique de l'album. Production efficace et commercial, le tout appuyé par un flow Start & Stop propre au Rap Sudiste d'aujourd'hui. Rien de révolutionnaire certes, mais rien de dégueulasse non plus.

L'album dans sa construction me rappelle fatalement ceux de Nelly. Un enchaînement de Bangers et de sonorités entraînantes et faciles à retenir. Les autres Hitmakers (King David, Jim Jonsin) s'affairant à donner quelques relief synthétique à certains morceaux comme "Roll Up" ou "No Sleep", le tout pour un résultat assez convenu. Wiz Khalifa fait partie de cette génération complètement dans la mouvance "Fortune & Fame" comme le disait 2Pac (ce qui n'est pas un mal en soi), en tout cas c'est clairement ce qui se dégage de ce 3eme opus, Hits = Cash.

Néanmoins, l'album a son petit lot de "surprises": "The Race", "Start of The Show"  ou encore "Hopes & Dreams" offrent ici une brève lueur d'espoir en terme d'originalité. On aurait pu croire à un nouvel élan créatif avec les 3 pauvres featurings présent: Chewy Woods, Curren$y, et le légendaire Too Shoort  sur "Only Level". Rien de très Sexy. Au final, pour un 3eme album Wiz Khalifa signe avec Rollin Papers un album cohérent et bien construit mais très loin d’être indispensable non plus. Un album commercial de plus, que les plus exigeant oublieront très vite.

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