mercredi 31 août 2011

PeterJay - Mics & Pipe Dreams [Download]

Non la section Download n'est pas morte. Pour la rentrée 2011, elle fait un retour en force avec la mixtape du label underground  Dirty Vinyl Ent. Label mettant de nouveaux talents sur le devant de la scène, l'artiste promu aujourd'hui est PeterJay et sa mixtape Mics & Pipe Dreams (ai je besoin de traduire?). Au menu, de la swag, de l'egotrip bien dosé et des bangers calibrés pour vos voitures toutes options. Le genre de son à chopper en toutes tranquillité sur CrazySongz.


Youtube Page : DirtyVinylEnt

dimanche 28 août 2011

Les 10 meilleures rappeuses US


Le Rap est une musique connue pour ses textes machistes (s'adressant aux filles aux moeurs légères bien sur). Dans cet univers plein de testostérone, les femmes ont aussi un mot à dire. Et après 30 ans d'existence, le rap a vu naître plusieurs générations de femmes de divers horizons maniant le micro (souvent mieux que certains mecs par moment). Raison pour laquelle CrazySongz s'affaire à proposer un classement des 10 meilleures rappeuses. Les critères retenus sont la technique, les textes et l'ensemble de la carrière. Let's Begin.

samedi 27 août 2011

Beyoncé - 4 [Chronique]

"She Run The World ?"

Le Beyoncé nouveau est enfin arrivé dans les bacs. Depuis la déferlante "Gaga" c'est toute une industrie qui attendait avec impatience la réponse de miss Carter. Sa dernière véritable apparition se fait d'ailleurs au coté de la nouvelle reine de la pop sur le titre "Telephone" où les deux livrent une performance de niveau assez similaires. Aucune des deux n'a pris le pas sur l'autre et le tout fonctionnait à l'aide d'une alchimie assez inattendue.

Néanmoins, au pays des pop stars il n'existe aucun temps mort et chaque single ou clip, est conçu dans le but d’asseoir sa suprématie. Par conséquent, avec une Lady ayant ringardisé ses copines de classes avec The Fame Monster, beaucoup ont tenté en vain de surfer sans succès sur la vague euro dance. Britney Spears étant l'exemple le plus pertinent dans la mesure où ses derniers singles puent tellement le déjà-vu qu'on souhaiterait qu'elle se rase la tête à nouveau pour nous surprendre un petit peu.

En ayant mis un coup dans la fourmilière; Gaga a crée une formule miracle faisant des envieux et assurant les ventes (clips provoc, communication 2.0 sur les réseaux sociaux etc). Le tout en ringardisant violemment la concurrence. Avec 4, quatrième album studio de Beyoncé. Aurons nous droit aux même artifices que sa rivale directe ou un produit frais sortant des sentiers battus ?

Il est frais mon album ! Il est frais ! Pourrait crier Beyoncé grimé en cosplay du gaulois Ordralfabétix. Oui nous avons droit à de la fraîcheur ou plutôt une confirmation sans contradiction puisqu'elle renoue une nouvelle fois avec un Rnb de premier choix. Si le tout est comme d'habitude chez Beyoncé, baigné dans un bon bain d'influence : New Jack, Pop anglaise, World Music. C'est bel et bien le Rhytm'n blues qui fait la part belle sur ce quatrième album opus.

Ballades down et mid tempo sont au rendez-vous et dans une continuité totale avec son précédent album I Am Sasha Pierce (énorme succès critique et commercial). On se surprend à se laisser emporter par ces ballades envoûtantes "I Care", "I Was Here" écrites par Madame Diane Warren herself (la dame derrière le classique Unbreak my Heart de Toni Braxton).

Mis à part son mari (troll inside), Beyoncé a toujours su s'entourer. Ainsi, nous retrouvons à la réalisation la crème des producteurs. Parmi eux : la légende Babyface qui signe au passage un "Best Thing I Never Had" somptueux, il est suivi de The Dream, Terius Nash, Tricky Stewart, Shea Taylor, la moitié d'Empire Of the Sun Luke Steele, Kanye West, Andre 3000 sur  "Party" (seul feat de l'album) et enfin le Neptunes émancipé Chad Hugo. Une véritable dream team d'auteurs compositeurs au niveau du talent de miss Knowles. Si vous doutiez encore de son statut de meilleur performer; 4 est l'opus qui mettra tout le monde d'accord. Vocalement à la limite de la perfection, Bee envoie un flot d'émotion rarement atteint depuis pas mal d'années. Une sensation de "réveil après coma" m'a particulièrement atteint, tant l'interprétation des titres vous donnera d'intenses frissons. Soyons clair, Beyoncé n'a tout simplement aucune rivale à l'heure actuelle sur le terrain de l'interprétation.

Comme le sous entend la longue liste de producteurs.  4 n'est pas qu'un simple album de ballade. Au rayon des morceaux punchy, nous retiendrons le polémique "Run The World" (polémique expliqué ici) ou l'excellent "End of Time" qui prend d'ailleurs toute son ampleur sur scène. Puisque nous y somme, c'est à mon sens la véritable direction que voulait donner l'artiste sur cet album. Là où ses concurrentes sont focalisées à créer du son pour les clubs, Beyoncé elle, se concentre à produire du son spécialement pour la scène. En découle un album varié, cohérent et rythmé, pouvant satisfaire ses fans de la 1ère heure comme les nouveaux. En définitive, celle qui avait Withney Houston pour modèle étant jeune est devenue l'exemple à suivre pour les 10 prochaines années à venir. Rien que ça.

Est ce qu'elle Run the World ? La question ne se pose même plus.

Aaliyah 10 ans déjà


Voila 10 ans déjà que la princesse du Rnb nous à quittée suite à un tragique accident d'avion. Un triste anniversaire que CrazySongz se doit de fêter en musique tout simplement.



Les Geekeries de Terence O



Hi CrazyGirlz, CrazyBoyz

Pour cette rentrée 2011, deux rubriques toute fraîches vont faire apparition sur CrazySongz. La première se nomme "Geekerie" et regroupera des articles sur des sujets vastes comme le cinéma, les Comics et les jeux vidéos. Ayant d'autres cordes que la musique sous mon imper, je me suis dit que je pouvais vous faire partager mes impressions. En clair si vous voyez un article du style "Buffy VS Xena" ne soyez pas étonné.

La seconde rubrique à venir "Agenda" est plus en rapport avec la musique. Comme son nom l'indique, il s'agira de diffuser des infos sur des events à venir. Block Party, Concerts, Show TV et bien plus encore. Stay Tuned.

vendredi 26 août 2011

Jay Z & Kanye West - Watch The Throne [Chronique]

"Posé sur le trône, je pousse"

Une combinaison magique pour certain, une blague de très mauvais goût pour d'autre. Bien entendu tout le monde tombera d'accord pour confirmer que ce projet entre ces deux monstres sacrés que sont Jay Z et Kanye West, est un évènement majeur dans notre vieillissant Rap Game.

Néanmoins je ne prendrais pas le risque de vous ennuyer sur la genèse de l'album; le projet germant dans les têtes de nos deux comparses depuis pas mal d'années déjà. En passant sur la forme, à savoir une pochette dorée bling bling de mauvais goût, assez révélateur du contenu et de l'état d'esprit des artistes. De l'album en lui même, un constat s'impose d’emblé après plusieurs écoutes: Watch The Thrones est un raté.

D'un point de vue purement personnel je n'ai jamais été friand des super groupes ou des albums en commun à quelques exceptions près. Malheureusement, une fois n'est pas coutume. WTT cumule tout ce qui se fait de mauvais en la matière. Voyez vous, sous le nom Watch The Thrones  -qui veut dire "regarde le trône" dans la langue de Molière- se cache une histoire. Ainsi sur cette 1ère chronique de la rentrée, je vous exposerai point par point comment Shawn Carter et West ont effectivement pondu une merde intersidérale posé confortablement sur le divin siège. Let's begin.

Commençons tout d'abord par les points positifs de l'album ce qui ma foi, va aller très vite. Les sonorités sont bonnes, les samples sont bien choisies (de Nina Simone sur "New Day" à Cassius sur "Why I Love You") et.. Et bien ça ne va pas plus loin. Malgré cette surenchère de beats bien lourd comme "Welcome To The Jungle" ou l'excellent "Otis". Il m'est besogneux de discerner un semblant de cohérence dans l'ensemble. Les tracks s’enchaînant sans réel rythme ni fil conducteur. Nous n'avons aucun liant entre les morceaux, ce qui a pour effet de rendre l'écoute incroyablement ennuyante.

Car si l'absence de direction artistique est facteur d'ennui, j'en profite par la même occasion pour pointer l’effarante carence d'alchimie entre Jay-Z et Kanye West. Quand je vous disais plus haut, que j'avais une véritable allergie vis à vis des projets commun c'est surtout dans la mesure où la sensation qu'un artiste est toujours plus en retrait vis à vis de l'autre est à chaque fois une vérité. Ainsi sur WTT, au lieu d'un véritable album commun découlant sur un produit sentant le neuf; nous avons droit à un opus où Kanye semble avoir invité Jay-Z sur SON album. Tout simplement insupportable.

Conséquence, malgré un attrait commun pour l'egotrip "That's My Bitch" (produit par Q-Tip), "Who gon Stop Me", "Salut j'ai la plus grosse" (...) rien dans l'album ne renvoi au coté street de Jay Z - vous me direz qu'on y songe plus depuis fort longtemps mais bon - bien au contraire tout nous ramène à l'univers Pop-Rap de West. En définitive, cet album commun entre Kanye West et Carter ravira sans trop de mal les fans du premier. Quant au fans de Jigga, ils écouteront les Blueprint en attendant un nouvel album sentant bon la Swag et la Street. Still believe.

samedi 23 juillet 2011

Amy Winehouse R.i.p (1983-2011)

Die Like A Rock Star

Amy Winehouse est morte. Samedi 23 juillet est une triste date pour tout les amateurs de Soul Music. Véritable chef de file du mouvement revival "back to basic", Winehouse est et restera l'artiste qui a réconcilié la Soul avec le grand public. Une personnalité excessive et provocatrice ("Rehab"), connue mondialement pour ses multiples frasques qui ont fait (et feront dans les jours qui suivent) le bonheur de la presse à scandale. Malheureusement, sa dépendance aux drogues dures a complètement éclipsé sa musique, raison pour laquelle ce décès bien que tragique ne créera à mon avis que peu de surprise et surtout ne suscitera que peu de compassion. En dehors des critiques acerbes que vous pourrez lire sur le net, je souhaitais sincèrement qu'elle surmonte ses démons et qu'elle nous revienne avec un album tonitruant et de qualité. En ce 23 juillet, le sort en a décidé autrement et Amy Winehouse à 27 ans rejoint le cercle fermé de ces légendes mortes trop tôt et au même âge: Jim Morrison, Kurt Cobain, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jeff Buckley...


Une chose est certaine, ce soir nous ne retiendrons que la musique.


Chronique de Frank (1er album d'Amy Winehouse) 



samedi 16 juillet 2011

Jill Scott - The Light Of The Sun [Chronique]

La sortie d'un nouvel album de Jill Scott est toujours un évènement particulier dans la vie des amateurs de sons smooth que nous sommes. En ces temps où nos oreilles se retrouvent orphelines de grandes chanteuses assumant leurs rangs; force est de constater que peu à peu le genre que nous apprécions dans ses pages, peine à surprendre et succombe doucement dans la mélasse eurodance du moment.

Jill Scott, tel le dernier maître de l'air, représente à mes yeux une sorte de messie sexy à la voix voluptueuse. Superlatifs et adjectifs qualitatifs ne seront pas suffisant pour exprimer tout le bien que je pense de cette dame enchaînant pépite sur pépite depuis 1997, avec entre autre son 1er album désormais classique : Who is Jill Scott Words & Sound vol.1. Seulement voila, 1997 c'est loin et dans les années 2000 rare sont les icônes à ne pas avoir perdu le "nord artistique" (un gros bisous à Laurynn Hill). Après avoir clôturé la trilogie Word & Sounds en apothéose avec The Real Thing. Le nouveau chapitre qu'ouvre Jill Scott avec The Light of The Sun est il synonyme de renouveau ou de continuité ? Pressons la touche play sans trop attendre.

Ce 4ème album studio de notre native de Philadelphie est à prendre comme un album positif aux vertus thérapeutique. Pour marquer le coup, c'est sous le giron de son nouveau label Blue Babe Records/Warner et sous la houlette de JR Hutson et Dre & Vidal à la production que s'est construit le projet. Une production qui se révèle dans l'ensemble sans surprise puisqu'au final c'est surtout les thèmes et l'interprétation qui prime ici. Et les thèmes parlons en. The Light of The Sun nous conte les péripéties amoureuses d'une femme qui souhaite reprendre le gout de vivre après maintes et maintes déceptions ("Blessed"). Une volonté d'aller de l'avant qui s'exprime sur plusieurs titres comme le punchy "Shame" en duo avec la revenante Eve ou les ensoleillés et très cruisin' "So in Love" en feat avec Anthony Hamilton et  "Rolling Hills".

Néanmoins toute bonne histoire, quelle soit d'amour ou musicale est de temps à autre propice aux risques et aux bouleversements. Et sur le plan musical la seule réelle prise de risque et d'innovation se trouve sur "All Cried Out Redux" où notre philly girl pose sur le beat box du pionner Doug E. Fresh, le tout saupoudré d'une ambiance piano bar bien trouvée. N'en cherchez pas plus coté innovation, une fois passé ce morceau les fans se retrouveront avec plaisir en terrain connu.

D'ailleurs si musicalement Jill Scott renoue pour notre plus grand plaisir avec le son Nu Soul qui a fait son succès elle renoue par la même occasion avec ses thèmes mélancoliques et Sexy. Comme si après avoir retrouvé l'amour en début d'album, celle ci se devait d'exprimer ses craintes à nouveau: "So Gone (What My Mind Says)" en feat avec l'improbable Paul Wall, "Hear My Call" ou encore "Boom Vent Suite" et son ambiance pluvieuse et d'une durée de 9minutes. Comme il est d'usage, les périodes troubles et en proie aux doutes trouvent souvent solution avec un bon gros câlin. La belle s’exécute sur une flopée de ballades romantiques et sexy comme "Missing You" et le particulièrement humide "Make You Wait". Cependant, Miss Scott est tout sauf une femme facile, et le clame fort doucement sur "Womanifesto" où elle renoue avec brio avec le spoken word dont elle est passé maître avec le temps.

15 Tracks de plaisir, il est déjà  temps de conclure. De mon avis de fan, ce 4ème album est loin d’être le meilleur projet de Jill Scott. Icône respectée de la scène Soul et Nu Soul, The Light Of The Sun n'apporte pas assez de sonorités et de thèmes pouvant amener du frai dans le paysage Nu Soul actuel, à certains moment elle semble même s'abaisser aux rangs des chanteuses Rnb lambda (feat hip hop douteux par exemple). A défaut, cet album promet au moins 55minutes de soleil non-stop à consommer seul ou à deux. Ce serait con de refuser en ce moment.

mercredi 29 juin 2011

Lady Gaga - Born This Way [Chronique]

L'icône Pop sponsorisée par Charal est de retour. Propulsée nouvelle reine de la Pop suite au déclin artistique et physique de Madonna... Lady Gaga, de son vrai nom Stefani Joanne Angelina Germanotta nous concocte depuis un an son "3eme" album, suscitant pas mal d'espoir et d’interrogation. En effet, celle qui fut nommée femme la plus puissante de l'année 2011 par le magazine Forbes a su crée le buzz autour de son nouvel album grâce aux réseaux sociaux : Twitter en tête. En bonne people 2.0, c'est à coup de tweet que la promo de Born This Way fut assurée. Leak après leak, c'est une bonne poignée de titres que les fans ont pu découvrir au fil des mois.

Résultat des courses, l'album qui a la lourde tache de succéder au désormais classique "The Fame Monster" est bien en dessous des espoirs placés en lui. Explication.

Ce qui gène avant tout dans l'album c'est la posture gimmick que prend ce nouvel album. En clair, notre nouvelle icône pseudo trans-genre semble prisonnière de son personnage. A l'instar d'un Eminem et ses récurrentes attaques (Pop star, sa mère etc), Gaga répète une nouvelle fois une formule artistique, qui commence en plus d'agacer pas mal de monde, à sentir le réchauffé. Point d'attaque sur cet album, nous avons par exemple droit à la sempiternelle vision personnelle de l'artiste sur le christianisme sur le single "Judas" ou "Black Jesus Amen Fashion" ou l'intro "Marry The Night" et ses orgues electro. Et vu que nous sommes si bien dans le bureau des reproches, mettons le doigt sur l’enchaînement maladif de quelques clichés présent sur l'opus comme l'insupportable "Americano" ou "Scheiße" et ses riffs sur-joués.

Nous ferons volontairement l'impasse sur les quelques "inspirations", "Born This Way" vs "Express Yourself" de Madonna ou le sensuel "Governement Hooker" très étrangement proche du "Gimme More" de Britney" au niveau des sonorités... Amis de l'originalité, passez votre chemin.

Mais ne vous méprenez pas, l'album bien en étant en dessous de son prédécesseur n'est pas un mauvais album pour autant. Bien au contraire. Si le manque d'implication de RedOne sur le projet se fait cruellement ressentir, notons que les atouts ayant fait le succès de The Fame Monster sont encore présent. Sonorités 80's et EuroDance/Electro-Pop savoureusement travaillé et calibré pour le live (et pas le dancefloor), en témoigne "Highway Unicorn"ou l'excellent "Fashion of his Love". C'est concrètement en deuxième partie que se trouve le meilleur de l'album.

Quand est il au final ? Après un The Fame Monster tout simplement génial, force est de constater que nous avons affaire à un monstre de trivialité avec Born This Way. Tout en étant supérieure à la concurrence actuelle, Gaga se perd en faisant appel à des références déjà reprisent par d'autres avant elle. Difficile alors de ne pas prendre la banalité sonore de l'opus en considération. Il est clair que Lady Gaga va devoir sérieusement se renouveler au niveau du fond, sans quoi elle finira par totalement disparaître en ne privilégiant que la forme.

samedi 25 juin 2011

Les 15 plus belles plumes du Rap Français



Le Rap français a dorénavant sa place dans le paysage musical français (en apparence). Rappeurs en prime time sur tout les grands Talk Show (Grand Journal, Cauet etc), invité sur des scène à la Taratata. Le rap hexagonal "mainstream" a petit à petit fait son trou dans une industrie en pleine crise identitaire. Cette évolution du regard de l'industrie sur le Rap s'accompagne avant tout d'un changement de regard sur les rappeurs. Parias trash aujourd'hui adulés (exemple: Joey Starr), les personnalités hautes en couleurs ont peu à peu pris le pas sur la base même: les textes. Faites le test, visionnez une interview d'un La fouine ou d'un Booba et vous remarquerez que les entretiens parlent à 90% de la vie privée. Dans le meilleur des cas, les 10% de questions musicales seront d'une banalité aussi prévisibles qu'une scène porno. Dans toute cette frivolité, nous pouvons nous demander si le Rap francophone ne s'est pas perdu en chemin. Ceci étant, CrazySongz souhaite dans la subjectivité totale, revenir à l'essentiel faisant fi de la "technique", du "flow" et de "l'attitude"; en rendant hommage aux mots et aux 15 plus belles plumes du Rap Français. Sans plus attendre...

15
Doc Gyneco

Avant de cliquer sur la croix en haut à droite, rendons à César ce qui est à César. Avant de passer du coté obscur. Bruno Beausire fut pendant mon enfance un des meilleurs MC de sa génération. Enchaînant les performances devenues classiques aujourd'hui (cf: son couplet sur Tout Saigne en feat avec la Clinique ou encore Nirvana). Il restera dans l'histoire comme un ambassadeur du son G-Funk à la française. Malheureusement, force est de constater que l'homme a clairement raté sa fin de carrière (en crachant sur la banlieue par exemple...). Une dernière place rendant hommage au classique "Première Consultation" en souvenir du bon vieux temps.







14
Nessbeal

Un classement des plus belles plumes du Rap français n'aurait eu aucune crédibilité sans la présence de Nessbeal. Avec un 1er album "la mélodie des briques" quasi classique et possédant une qualité d'écriture reconnue par l'ensemble de la critique. L'ex Dicidens s'est spécialisé dans des textes mêlant storytelling et introspection profonde. Si aujourd'hui ses textes sombres proche du spleen ont laissé place à des textes teinté d'humour noir. Nessbeal n'en reste pas moins une valeur sure pour l'avenir.



13
Lino

La moitié d'Arsenik fait une entrée logique dans ce classement. Lino c'est avant une légende du 95 et surtout tout une véritable machine à punchlines vindicatives poussant à la réflexion. Très Street dans ses textes, il faut souvent se passer ses morceaux plusieurs fois pour en capter le sens. À ne pas mettre aux oreilles du premier venu.


12
Booba

OMFG, What The Fuck et tutti quanti ! Non, Booba n'est pas le 1er de ce classement. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis de ceux qui pensent que le Booba actuel (loin d'être mauvais) est clairement en dessous de ses réelles capacités. Pour vous faire une idée, c'est comme Goku se contentant de se battre en Super Sayan 2 alors qu'il peut atteindre le niveau 4 sans aucun problème. En gros, c'est le Booba du Time Bomb que je plébiscite ici. Ce dernier se reposait sur des mélodies beaucoup plus simples et lâchait des rimes fédératrices aux punchlines subtiles et incisives. De nos jours notre B.2.O se complaît dans l'Egotrip à outrance et les beats accrocheur avec un vocabulaire des plus pauvres (un comble pour un riche). Faut croire que ça plaît.


11
Rohff

Pour ne rien vous cacher la présence de Rohff dans ce classement a fait débat. Non ce n'est pas une blague. L'idée de base fut de le mettre dans la même position que Booba, tant les trajectoires de ces deux frères ennemis du rap français sont similaires sur certains points. Premier points important, les deux sont grandement influencés par 2Pac et Biggie. Au niveau des textes, il est tout de même incroyable de constater à quel point l'égotrip a pris une place prépondérante dans leurs carrières. Surprenant de voir le manque d'originalité au niveau des sonorités qui se résume au final à un enchaînement de Beats "Lourds" ou d'Auto-tune indigeste. Pour en revenir aux lyrics, l'homme fort de Vitry offre tout de même des thèmes plus variés et plus introspectif que son rival et crevons l'abcès Rohff a beaucoup plus de potentiel sur la durée, le tout prouvé par des morceaux fleuves comme "Regrette" le placant comme un équivalent d'un Nas en français. Néanmoins il est comme Booba, un rappeur qui est loin de son réel niveau. Pour moi, ces deux MC se reposent clairement sur leur lauriers. Certains estiment même que leurs niveau est en chute depuis qu'ils ont atteint le statut classique avec leurs albums, respectivement "Temps Mort" et le "Code de l'honneur", un avis que je ne partage pas. Néanmoins une question se pose. Pouvons nous reprocher à un artiste un changement artistique quand le message qui arrive à nos oreilles ne nous convient plus ? Peut être que le problème est chez l'auditeur au bout du compte ? À méditer.


Mais tout de même, -et c'est une critique globale du Rap français- comment certains médias "spécialisés" peuvent nous parler de prises de risques, quand la direction artistique d'un album se contente de plagier bêtement les sonorités US à la mode ? S'inspirer du Rap US actuel est peut être la pire erreur du Rap hexagonale aujourd'hui. Copier une musique où la forme a pris le pas sur le contenu donne les sons navrants dont une grande partie des auditeurs peinent à accrocher. Loin d’être conservateur, je pense tout simplement que le Rap français se doit d'avoir son propre style et pas se rabaisser à copier.



10
Ekoué

Le plus diplômé du Rap français est une des plumes respectés du Game. Néanmoins il rate le podium pour une simple question de feeling mélodique. Au delà de ça, Ekoué reste la figure emblématique d'un Rap conscient et militant. Si certains lui reprocheront l'insulte gratuite et son tempérament d'intello bourru, CrazySongz rendra plutôt hommage à un artiste brut de décoffrage, n'hésitant pas à dire le fond de sa pensée sans prendre de gant et dans une  poésie indiscutable.





9
MC Solaar

MC Solaar est une des plus belles plumes du Rap, pourtant peu le considère comme un rappeur à part entière. Il faut avouer que sur certains de ses titres le doute peut s'installer aux premiers abords. Sans nous aventurer sur le terrain glissant des choix artistiques, les textes de Monsieur Claude sont d'une profondeur tout simplement inégalés par ses pairs. Références bibliques, voir Pop-Art et urbaines. Les textes de Solaar sont à ma connaissance les premier  qui furent proposés aux élèves dans les universités.


8
Kery James

Le Grand Frère du Rap français se retrouve sur la 8ème marche. Chantre du Rap "conscient". Kery James appuie souvent là ou ça fait mal. A tel point qu'il passe pour beaucoup pour un moralisateur hypocrite dans la mesure où son discours s'est retrouvé affaibli suite à plusieurs faits divers. Suscitant la controverse, il est pour moi un MC plein de bonnes intentions derrière le micro; en dehors de ça il n'est qu'un homme avec tout ce que ça implique comme force et faiblesse.


7
Ol Kainry

Le rappeur qui tweet plus vite que son ombre fait une entrée fracassante dans ce classement. Ol Kainry c'est le MC qui comme son nom l'indique se rapproche le plus du Rap Eastcoast. Flow et lyrics hargneuse et punchlines à tire-l'arigot. En plus de textes souvent teinté d'humour et d'égotrip bien placé, l'ensemble n'est pas avare références à la pop culture ou autre "geekeries" comme les comics ou les jeux vidéos. Le seul reproche le concernant serait le manque relatif de storytelling dans ses albums. Un exercice dans lequel il est pourtant excellent comme le prouve des morceaux comme "Scène de bâtard" ou "Frédéric". Sûrement l'artiste dont la présence dans le classement attirera les foudres d'un bon nombres de suiveurs. Vu le niveau actuel du celui qui se pavane, je peux comprendre.


6
Disiz la Peste

Comme Ol Kainry cité plus haut, Disiz la Peste est friand de récit mêlant introspection et storytelling le tout saupoudré de namedropping et de référence geek. Cette 6eme place dans le classement se justifie par la cohérence de ses albums et des prises de risques tout au long de sa courte carrière. Courte carrière puisqu'il faut dorénavant le nommer Disiz Peter Punk et l'écouter faire du rock pas vraiment crédible. Ceci avant qu'il revienne au Rap en jouant les sauveurs.





5
Akhenaton

Techniquement au dessus du lot, généreux en figures de style et en assonances; le leader d'Iam n'est pourtant pas sur le podium par un simple soucis de feeling (classement ultra subjectif faut pas l'oublier). En clair, si les talents d'écriture d'AKH sont incontestables c'est plutôt contre son flow que je peste. Tout comme Lino, il m'est insupportable de mettre un morceau en boucle pour comprendre l'ensemble du texte. Une histoire de compréhension ou un problème de "Miel Pops" dans les oreilles, va savoir...


4
Shurik'n

Une anecdote pour vous introduire le numéro 4 du classement. En 99 mon cousin débarque de New York.  Avec le patriotisme américain de rigueur, il me sort de sa valise les derniers albums hot du moment : DMX, Mystikal, Kelis etc. Croyant me rabattre mon clapet, je lui fit écouter le 1er album de Shurik'n. Bluffé et en extase, son seul souvenir de vacance fut le classique "Où je vis". Véritable chef d'oeuvre en terme de beats et de storytelling. Pour moi, le Rap Français était clairement au niveau des américains à cette époque (quasiment supérieure même) . Tout cela pour dire qu'à mon sens Shurik'n est de ces MC qui aurait du tutoyer les sommets en solo (son pote AKH ne s'est pas privé lui).


3
Oxmo Puccino

Un classement des meilleurs plumes sans Oxmo Puccino, c'est comme la blogosphère sans CrazySongz. Tout simplement inimaginable. Chouchou des médias par la qualité de ses textes et son tempérament de Dandy mélancolique. Oxmo c'est une carrière de plus de 15 ans sans fausse note ou dérapage. Véritable activiste Hip-Hop, il est de ceux qui font progresser le rap par des textes riches et réfléchis. Celui que l'on nomme le "Black Jacques Brel" pour son  sens de la métaphore aiguë est à mon sens l'exemple à suivre pour la nouvelle génération.


2
Fabe

Numéro 2 de ce classement, le légendaire Fabe. Artiste ayant connu la gloire dans les sacro-saintes années 90 avec la Scred Connexion. Fabe se démarque par des textes aux lyrics savoureusement  impertinentes et des thématiques aux portées générationnelle. Aujourd'hui à la retraite, sa vision cru et réaliste de la société de la française (qui na pas tant changer) se retrouve sur une petite discographie de 4 albums. Qu'on se le dise, c'est 4 albums, et 4 classiques bien entendu. Qui dit mieux ?




1
Rocé

Numéro 1 logique de ce classement. Rocé. Plusieurs fois lauréat de concours d'écriture, auteur de plusieurs texte bouleversant d'authenticité. La plume de Rocé est pour CrazySongz la meilleure du circuit. Pas besoin de longs commentaires, sa musique suffit.




Hey mais ta oublier...

Ceux qui auront tenu jusqu'ici se rendront compte qu'il manque de gros noms à ce classement : Busta Flex, Despo RuttiKool Shen, Youssoupha, Médine, Hi-Fi... Qu'à cela ne tienne, nous avons ici un classement purement subjectif et restreint dans la mesure où l'appréciation d'un texte varie selon les goûts et les attentes; il est normal que le résultat ne plaise pas à tout le monde. L'idée de base, était de faire voter les internautes venant de plusieurs forums. Plus démocratique, c'est surement sous cette formule qu'un prochain classement sera établi sur CrazySongz. Concernant le résultat d'aujourd'hui, un constat s'impose. Les meilleurs plumes du Rap Français, sont avant tout des vétérans confirmés qui n'ont plus rien à prouver. Les facteurs déterminant réside dans l'authenticité des textes qui rendent l'auteur et son récit crédible aux yeux du public. Un bon hip-hop est celui qui arrive à exprimer les choses en rythme et de manière habile. C'est le rap que CrazySongz aime mettre en avant et surtout le rap dont nous amateur, pouvons être fier de faire découvrir.

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