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mercredi 12 janvier 2011

José James - Blackmagic [Chronique]

Seulement 2 ans après nous avoir fait réver avec The Dreamer qui l'imposa comme le renouveau de la scène Jazz. José James fait en 2009 un comeback de qualité avec son dernier opus "Blackmagic".

Sur ce second album, le jazzman New Yorkais toujours signé sur le label Brownswood de Monsieur Gilles Peterson nous revient avec son style unique, mélange de Jazz et de Hip Hop ainsi que sa voix chaleureuse. Une voix classique, "Old School" pour d'autres qui semble toutefois à l'oreille très moderne et urbaine. Pour ainsi dire, ce coté urbain déjà présent à petites doses sur The Dreamer est ici accentué par la présence de DJ Mitsu et de Flying Lotus à la production. De ces collaborations  et surtout de cet effort de variété nous retiendront quelques titres  assez convainquant comme "Code" ou le sensuel "Made For Love".

Le résultat après l'écoute en boucle des 13 Tracks, c'est que Blackmagic sonne dans son ensemble plus Soul  et moins Jazz que The Dreamer. Le rendu est plus "Street" tout en apportant de la douceur  en continu, comme en témoigne le midtempo "Save Your Love For Me", le Nu Soul "Lay Your Down" ou encore "No Tellin'" . Un album plus accessible certes mais qui rempli son contrat quand il s'agit de nous faire planer. Une second album qui promet - on l'espère - une longue carrière couronnée de succès.

samedi 8 janvier 2011

José James - The Dreamer [Chronique]

On commence l'année 2010 par une série de chroniques rétro, consacrées à José James. Jeune Jazzman issu de la prolifique scène new-yorkaise et fraîchement signé sur le label Brownswood  appartenant à Gilles Peterson. C'est en 2008 que James avait ébloui son monde, avec son premier album en hommage à Martin Luther King "The Dreamer", acclamé à l'unanimité par la critique. C'est donc pour commencer l'année en douceur, que CrazySongz vous invite à (re)découvrir le futur du Jazz tout simplement.

Né en 1983, James berce avant tout dans le Hip Hop. Toutefois, c'est à 14 ans en écoutant la radio qu'il tombe sous le charme des grands chanteurs Jazz de l'époque: Duke Ellington, Billie Holiday et surtout John Coltrane. Une influence déterminante qui contribuera à construire son propre style, synthèse parfaite entre Hip Hop et Jazz.

La symbiose Hip Hop/Jazz se concrétise par des mélodies accrocheuses et envoûtantes, auxquelles le quartet de talent qui accompagne James contribuent à détendre l'auditeur. Bien entendu, au delà de l’acoustique maîtrisé, c'est vocalement que José convainc sur ce 1er album. A mi chemin entre Vikter Duplaix et Gil Scott Heron,  il parvient à imposer son propre style "latino crooner" en proposant de sa voix chaude et rassurante un album mature et aboutit.

Finalement, en plus de la sensibilité et du groove qu'exprime l'opus sur des tracks comme "Park Bench People" ou "Velvet", c'est la maturité et la spontanéité que James dégage qui fascine le plus au bout du compte. Une maîtrise déconcertante qui lui promet une future place parmi les plus grands de sa génération. Que dire de plus ? 1er opus, 1er sans faute si ce n'est une tracklist assez maigrichonne. On prendra de toute manière plaisir à appuyer une nouvelle fois sur Play pour savourer un album qui  fera rêver vos oreilles le soir.

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